La révision du traité européen inquiète Trichet

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Le président de la BCE craint une réaction négative sur les marchés de la dette souveraine.

Le diable se cache dans les détails et après l'unanimité de principe arrachée vendredi, les Vingt-Sept ont devant eux un choix qui déjà les divise : quelle place pour la loi du marché dans le nouveau mécanisme de sauvetage des pays de l'euro menacés de faillite ? Le débat s'est enflammé dès le sommet, avec Angela Merkel et Jean-Claude Trichet dans deux camps opposés.

La controverse transparaît à peine dans les conclusions de la rencontre, si ce n'est au détour d'une interrogation sur l'architecture du futur mécanisme, «et notamment le rôle du secteur privé». C'est une nouveauté puisque la crise budgétaire grecque, unique précédent, se règle encore grâce à des garanties octroyées par les Trésors publics européens, sans qu'un effort particulier soit réclamé aux investisseurs privés, notamment les banques.

Mais ce qui a prévalu pour Athènes ne peut devenir la règle. Sauf à accepter l'«aléa moral» qui consiste à prêter les yeux fermés, sans se

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