La revanche des milices plane sur le Mali

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Le risque de représailles contre les civils arabes ou touaregs met en péril l'unité nationale.

Longtemps, Mopti, au centre du Mali, fut une frontière qui ne disait pas son nom. Une ville clé entre le pays du Sud et celui du désert au Nord. Dans ses rues sablonneuses, au bord du Niger, on croisait des paysans du Sud comme des commerçants touaregs ou arabes du Nord. Aujourd'hui, plus un Touareg ne se risque dans la cité. «Ils sont tous partis. Il n'y a plus un Arabe ou un Touareg blanc ici. Rester aurait été trop dangereux pour eux», dit-on à Mopti.

La guerre est passée par là. Désormais on se méfie de tout le monde. Des rumeurs courent d'une infiltration par des forces ennemies. «Il est évident qu'ils ont des complices en ville», lance un gendarme. Pour éviter toute confusion mal venue, les barbus ont été vivement encouragés à se raser sans délai. «C'est mieux. Même pour les Noirs», souligne Oumar Bathily, le maire de Mopti.

La conquête, en mars 201...



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