La Réunion : manifestation pour l'application de la loi Lurel sur le sucre

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La Réunion : manifestation pour l'application de la loi Lurel sur le sucre
La Réunion : manifestation pour l'application de la loi Lurel sur le sucre

«Diabète : arrêtons le massacre, appliquez la loi Lurel», «On se sucre sur notre dos». Telles sont quelques-unes des pancartes brandies ce samedi par environ 500 manifestants à Saint-Denis (La Réunion), pour demander l'application de la loi Lurel sur le taux de sucre contenu dans les aliments dans ce département d'outre-mer (Dom).

Les manifestants ont dénoncé, devant les grilles de la préfecture, la non-application de la loi de l'ex-ministre de l'Outre-Mer, Victorin Lurel, interdisant l'ajout de sucre dans les produits alimentaires. Plusieurs grandes marques ont l'habitude de sucrer leurs produits plus fortement dans les Dom qu'en métrople, et ce pour des raisons de marketing. La loi Lurel aligne les taux de sucre des Dom sur ceux de la métropole.

«Sous prétexte que les Réunionnais aiment les aliments sucrés, on met deux fois plus de sucre qu'en métropole dans nos sodas ou nos yaourts et on fabrique une civilisation de diabétiques», a dénoncé Philippe Doli-Thonon, président de l'Association diabète nutrition (ADN) qui compte plus de 1 000 adhérents. Sur sa page Facebook, l'association a diffusé des photos de la manifestation.

Saint-Denis (La Réunion), samedi. Des manifestants dénoncent la non-application de la loi Lurel sur le taux de sucre dans les aliments (Facebook/ADN974.)

Le «business vicieux» du diabète

Un Réunionnais sur 10 est atteint du diabète, selon le président de la Mutualité de la Réunion, Théodore Hoarau, à l'origine du rassemblement. «Cette maladie est responsable de 250 morts par an, soit 4 fois le taux de décès brut métropolitain dû au diabète, et de 1000 amputations par an». «Son coût est de 560 millions d'euros, c'est trois fois plus qu'en métropole», a-t-il ajouté, pointant du doigt le «business vicieux» du diabète dont profitent, selon lui, certaines associations et l'industrie agro-alimentaire ou pharmaceutique.

«Il ne faut pas nous considérer comme des Français de ...

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