La résistance acharnée de Misrata

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Notre reporter est entré dans la ville assiégée, où les insurgés tiennent en échec les forces de Kadhafi

Le centre de Misrata est un champ de bataille. Les rues sont désertes, jonchées de gravats, les maisons éventrées par des tirs d'obus. Des impacts de mortiers ont creusé des étoiles dans le macadam. Des carcasses de voitures criblées d'éclats ressemblent à des râpes à fromage. Dans les encoignures de portes, des combattants révolutionnaires s'abritent. Les tirs résonnent, rafales d'armes automatiques et tirs de canon. La rue de Tripoli, l'une des artères du centre-ville, sert de ligne de front entre les insurgés et les troupes loyalistes de Kadhafi. «Les soldats sont de l'autre côté», dit Mohammed Marzoug, un jeune homme avec une kalachnikov. «Tout le monde a quitté le centre de Misrata. Il n'y a plus que nous, les combattants.»

Les insurgés sont abrités aux angles des rues. Un canon sans recul monté sur une jeep est pointé vers un centre commercial calciné. «Ils ont des snipers qui prennent la rue en enfilade. Il faut faire attention», dit Mohammed Marzoug.

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