La résignation des salariés d'Airbus

le , mis à jour à 06:04
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La résignation des salariés d'Airbus
La résignation des salariés d'Airbus

Hier, devant le centre de recherches d'Airbus situé dans un quartier d'affaires de Suresnes (Hauts-de-Seine), l'ambiance était à l'image de la météo : glaciale.

 

Les salariés étaient anesthésiés par le froid et par l'annonce de la fermeture de leur site, prévue dans un an et demi. Mais aucun mouvement de grève ou de manifestation à signaler. Le blocage et le rapport de force, ce n'est pas vraiment dans la culture des 500 « cols blancs » (ingénieurs, informaticiens, comptables, etc.) qui travaillent dans cet immeuble avec vue sur la Seine.

 

« Nous ne sommes pas sur une unité d'assemblage d'avions. Si nous faisions grève, cela n'empêcherait pas l'entreprise de tourner », explique Maria Pérez, déléguée syndicale Force ouvrière (FO) du site de Suresnes. Seul un des syndicalistes du site évoque un possible « débrayage la semaine prochaine ».

 

Déjà deux réorganisations en cinq ans

 

Ces cols blancs estiment avoir déjà perdu la bataille. « Nous avons déjà vécu deux réorganisations ces cinq dernières années. Nous entendions parler de fermeture du site depuis plusieurs semaines. Ce n'est, finalement, qu'une confirmation », confie l'un d'eux. « J'ai déjà bougé d'un autre site, donc je ne dirais pas que je suis habituée à ce genre de situation, mais bon... », ajoute une jeune employée.

 

« Ce que l'on peut faire, c'est négocier les meilleures conditions d'accompagnement possibles », précise Louis Le Fur, délégué CFDT au CHSCT. « Nos collègues veulent des précisions pour pouvoir organiser leur vie privée. »

 

Le plan de la direction comprend 308 suppressions de postes et 150 transferts sur les installations d'Airbus à Toulouse (Haute-Garonne). Le tout doit se faire sur la base du volontariat. « On sort d'un plan social, lui aussi, sur la base du volontariat et on n'a pas réussi à trouver des postes aux gens qui demandaient à être reclassés », s'étrangle une cadre. ...

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