La reprise va se confirmer en Europe, accélérer aux USA

le
0
A ZONE EURO DEVRAIT ÊTRE ÉPARGNÉE PAR UNE NOUVELLE RÉCESSION EN 2014
A ZONE EURO DEVRAIT ÊTRE ÉPARGNÉE PAR UNE NOUVELLE RÉCESSION EN 2014

LONDRES/WASHINGTON (Reuters) - La timide reprise économique de la zone euro va se confirmer et la région devrait échapper à une nouvelle récession l'an prochain, tandis que la croissance va accélérer aux Etats-Unis d'ici la fin 2013 et conserver ensuite son élan, estiment la majorité des économistes interrogés dans plusieurs enquêtes publiées mercredi.

Dans la zone euro, l'enquête, réalisée auprès de 50 analystes, montre que la croissance devrait rester comprise entre 0,2% et 0,4% au cours de chaque trimestre jusqu'au début de l'année 2015.

Bien que plusieurs économies européennes soient encore en récession, comme l'Italie et l'Espagne, 21 économistes sur 33 croient à la pérennité de la reprise, contrairement aux 12 autres s'étant exprimés.

"Je crois vraiment qu'elle va durer, mais je ne crois pas à une accélération de l'activité économique", dit Jean-Louis Mourier, économiste pour Aurel BGC.

Un seul des économistes interrogés s'attend à un retour à la récession d'ici la fin 2014.

L'enquête montre aussi que les analystes sont en accord avec l'intention affichée par la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir ses taux d'intérêt à un bas niveau "pour une période prolongée".

Le consensus s'attend à ce que le taux de refinancement et celui de la facilité de dépôt soient maintenus à ces niveaux, historiquement bas, au moins jusqu'au début de 2015.

Toujours en Europe, une autre enquête, réalisée auprès de 45 économistes, annonce une chute plus rapide du taux de chômage britannique, sous la barre des 7%, que ce que prévoit la Banque d'Angleterre (BoE), qui fixe ce seuil comme un plancher en dessous duquel elle pourrait relever son taux directeur.

ACCÉLÉRATION DES EMBAUCHES AUX ETATS-UNIS

La majorité des économistes estiment que la BoE, qui attend un chômage inférieur à 7% pour la fin de 2016, est trop pessimiste. L'enquête a été effectuée avant la publication ce mercredi de chiffres qui témoignent d'une baisse inattendue du chômage à 7,7% en juillet, son plus bas niveau depuis l'an dernier.

Plus de la moitié des économistes interrogés pensent que le taux de chômage passera sous le seuil de 7% avant la fin de 2015, et seuls cinq attendent cette évolution pour novembre 2016 ou après.

En ce qui concerne les Etats-Unis, une enquête réalisée auprès d'environ 70 économistes prévoit une hausse de la croissance en rythme annualisé à 2,5% au dernier trimestre de 2013, et à 3% d'ici à la fin 2014.

Les économistes attendent aussi une accélération des créations d'emplois non agricoles à 180.000 nouveaux postes par mois d'ici la fin de cette année et 213.000 d'ici le dernier trimestre 2014, contre 165.000 prévus par mois entre juillet et septembre.

Les analystes attendent en moyenne un taux de chômage à 7,2% d'ici le dernier trimestre de cette année et à 6,7% un an plus tard. Entre-temps, le consensus prévoit qu'il passera entre avril et juin 2014 sous la barre des 7%, le seuil fixé par la Réserve fédérale des Etats-Unis pour cesser ses rachats d'actifs.

Pour le trimestre en cours, le taux de chômage est attendu à 7,4% en moyenne, un peu plus que celui de 7,3% enregistré en août, le plus bas en quatre ans et demi.

Le chômage aux Etats-Unis a considérablement baissé depuis le pic de 10% atteint en octobre 2009, mais cela s'explique en grande partie par la renonciation de nombreux Américains à toute recherche d'emploi.

Andy Bruce et Jonathan Cable à Londres, Lucia Mutikani à Washington; Julien Dury pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant