La reprise n'a pas permis d'enrayer la hausse des inégalités-OCDE

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    PARIS, 24 novembre (Reuters) - Les inégalités de revenus 
restent à des niveaux record dans la plupart des pays de l'OCDE, 
la reprise post-crise de 2008 n'ayant pas permis d'inverser la 
tendance au creusement des écarts entre riches et pauvres, selon 
des données publiées jeudi.  
    Les revenus disponibles des ménages demeurent globalement 
inférieurs à leurs niveaux d'avant-crise, surtout pour les moins 
favorisés, souligne l'Organisation de coopération et de 
développement économiques dans une note. 
    Les ménages disposant des revenus les plus élevés ou de 
revenus dans la moyenne ont en effet "regagné l'essentiel du 
terrain perdu pendant la crise", précise l'organisation basée à 
Paris. 
    Entre 2007 et 2010, le revenu réel disponible a davantage 
reculé pour les 10% de ménages les plus modestes que pour les 
10% de ménages les plus riches, avec des baisses s'élevant 
respectivement à 5,3% et 3,6%,  
    Par la suite, "les fruits de la reprise n'ont pas été 
partagés équitablement" car le redressement amorcé depuis 2010 a 
davantage profité aux ménages les plus aisés, qui ont vu leurs 
revenus rebondir de 2,3% sur la période 2010-2014. 
    Dans le même temps, les revenus des plus pauvres n'ont 
regagné que 1,1%.     
    En 2013-2014, l'indice de Gini, qui mesure les inégalités, 
s'est établi à 0,318 pour l'ensemble de l'OCDE, "à peine plus 
qu'en 2007 mais il s'agit du plus haut chiffre jamais enregistré 
depuis le milieu des années 1980".   
    L'Insee avait indiqué en juin que la France, à la différence 
de l'Europe, avait connu une quasi-stabilité des inégalités de 
niveau de vie entre 2008 et 2013.   
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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