La reprise du logement neuf se confirme, la prudence des promoteurs aussi

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De juillet à septembre, les ventes des promoteurs privés ont bondi de 18 %, soutenues par la demande des investisseurs. Mais l’accession à la propriété reste à la traîne tout comme le stock de logements disponibles.

La présidente de la Fédération des promoteurs immobilier (FPI), Alexandra François-Cuxac, avait beau annoncer ce jeudi matin un bond de 18 % des ventes au troisième trimestre, l’enthousiasme n’était pas franchement de rigueur. Pourtant, avec 25.247 logements réservés, dans la continuité du premier semestre (+19,3 %), les promoteurs enregistrent leur quatrième trimestre consécutif de progression. Un chiffre qui laisse entrevoir un total de 115.000 logements réservés en 2015, un niveau équivalent à celui atteint en 2010. «Depuis le début de l’année, les ventes aux investisseurs ont progressé de 65 % et continuent à dépasser les ventes en accession», souligne la présidente de la FPI. Une preuve du succès du dispositif Pinel d’aide à l’investissement locatif.

Si les promoteurs sont aussi prudents et mesurés, c’est que bon nombre d’indicateurs affichent des performances nettement moins enthousiasmantes. «Les logements vendus en bloc, principalement aux bailleurs sociaux, sont en recul de 15,5 % tandis que les résidences services destinées notamment aux seniors et aux étudiants reculent de 3,3 % alors qu’elles étaient déjà à des niveaux très faibles», détaille la présidente de la FPI.

-28,5 % par rapport à 2011

Au-delà du ralentissement de la progression des ventes, ce qui préoccupe les promoteurs c’est que les ventes en accession ne décollent pas, surtout pour les ménages modestes. Ces dernières n’ont progressé que de 5 % depuis le début de l’année. Et face aux freins administratifs persistants pour lancer de nouveaux programmes, les mises en ventes demeurent à des niveaux très modérés: 28,5 % plus faibles qu’une bonne année comme 2011. Preuve d’un marché en tension croissante, l’offre commerciale ne progresse pas (-0,3 % depuis le 3e trimestre 2014) tandis que les délais d’écoulement n’ont cessé de se réduire sur cette même période, passant de 15,2 à 11,8 mois.

«Alors que les taux d’intérêt sont historiquement bas et que le contexte fiscal leur est favorable, les accédants à la propriété disposant de revenus modestes devraient pouvoir en profiter», estime Alexandra François-Cuxac. Alors que les prix du neuf restent stables (+0,5 % en douze mois) et ne devraient pas baisser face à l’inflation de normes et que la politique volontariste a peu d’impact sur le coût du terrain constructible, la FPI ne voit qu’un levier pour rendre la pierre plus accessibles: une baisse de la TVA.

Tout comme les investisseurs et le logement social qui disposent de cadres fiscaux avantageux, la FPI rêve d’une TVA à 5,5 % pour l’immobilier destiné aux ménages modestes. Selon les calculs menés pour la Fédération, la mesure permettrait de commercialiser 18.000 logements supplémentaires par an, créant au passage 36.000 emplois.

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