La reprise des violences fait plus de 50 morts au Yémen

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Alors qu'une sortie de crise était en vue, les affrontements entre forces rivales se poursuivaient mardi matin à Sanaa, après la violente répression des manifestants dimanche et lundi. Le blocage politique menace de tourner à la guerre civile.

Une trentaine de manifestants ont été tués lundi à Sanaa par des policiers et des hommes en armes loyaux au président Ali Abdullah Saleh, qui ont très sévèrement réprimé une marche organisée par leurs adversaires pour obtenir son départ du pouvoir.

Dimanche, déjà, de violents heurts avaient fait 26 morts, lorsque des milliers de contestataires avaient été la cible de tirs de snipers postés près de la place du Changement. Ces derniers voulaient empêcher les manifestants de marcher en direction de la rue Zoubeiri, non loin du siège de la garde républicaine, dirigée par le fils aîné du raïs, Ahmed Saleh.

Au pouvoir depuis 1978, Ali Abdullah Saleh est contesté depuis janvier par des jeunes qui campent sur la place du Changement, l'accusant de népotisme et de corruption. «Il est malheureux que ces événements se produisent alors que des solutions à la crise ont commencé à apparaître», estimait lundi le ministre des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Qirbi.

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