La répression s'amplifie en Biélorussie

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Jugé pour fraude fiscale, le militant des droits de l'homme Ales Beliatski risque jusqu'à sept ans de prison.

Le procès d'Ales Beliatski s'est ouvert cette semaine à Minsk. Beliatski préside le Centre Viasna, l'un des principaux mouvements de défense des droits de l'homme en Biélorussie. Il est accusé de fraude fiscale et risque jusqu'à sept ans de prison. Qualifiée par les États-Unis de «dernière dictature en Europe», la Biélorussie ne respecte pas le droit d'association. Depuis 2005, des amendements au Code pénal ont transformé en infraction le fait d'agir au nom d'une organisation qui n'a pas été dûment enregistrée.

Ces lois arbitraires sont destinées à éviter un scénario révolutionnaire semblable à ceux qui se sont déroulés en Géorgie et en Ukraine. Les autorités biélorusses ayant refusé d'enregistrer Viasna, Beliatski a été contraint de faire transiter les fonds destinés au fonctionnement du Centre sur des comptes bancaires en Lituanie et en Pologne. La justice biélorusse reproche aujourd'hui à Ales Beliatski d'avoir omis de déclarer au fisc 550.000 e

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