La remontée de l'inflation doit encore être soutenue-Draghi (BCE)

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    STRASBOURG, 21 novembre (Reuters) - La politique monétaire 
de la Banque centrale européenne doit maintenir le niveau actuel 
de soutien afin d'assurer la remontée de l'inflation vers un 
niveau un peu inférieur à 2%, a déclaré lundi le président de la 
BCE, Mario Draghi. 
    "Le retour de l'inflation vers notre objectif repose encore 
sur le maintien du niveau actuel sans précédent du soutien 
monétaire, en dépit du comblement progressif de l''output gap'", 
a-t-il dit au Parlement européen en utilisant l'expression 
utilisée par les économistes pour désigner l'écart entre la 
croissance réelle et son niveau potentiel. 
    "C'est pour cette raison que nous restons déterminés à 
maintenir le niveau très important du caractère accommodant de 
la politique monétaire, nécessaire pour assurer une convergence 
durable de l'inflation vers un niveau inférieur à, mais proche 
de 2% à moyen terme", a ajouté le président de la BCE lors du 
débat annuel du Parlement européen sur la politique de la BCE. 
    Mario Draghi s'est félicité de la "résilience" de l'économie 
européenne "en dépit de la situation internationale", résilience 
qu'il a en partie attribuée à une solidité du secteur bancaire 
renforcé par les réformes menées au niveau européen depuis la 
crise de 2008. 
    "Néanmoins, un certain nombre d'éléments structurels 
constituent toujours une difficulté pour la zone euro et 
notamment la rentabilité des banques dans la zone euro", a-t-il 
ajouté en appelant à des "changements structurels" pour 
améliorer cette rentabilité. 
    Le renforcement de la croissance doit également venir des 
Etats qu'il a une nouvelle fois invité à mener "des actions 
politiques visant à améliorer la productivité et l'environnement 
dans lequel les entreprises fonctionnent". 
    "Les politique budgétaires doivent également aider à la 
relance économique tout en respectant les règles de l'UE", a 
conclu le président de la BCE, alors que la Commission 
européenne vient de demander à l'Allemagne d'augmenter, même 
légèrement, ses dépenses publiques. 
 
 (Francesco Canepa, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, Marc 
Angrand pour le service français, édité par Bertrand Boucey et 
Yves Clarisse) 
 
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