La relève est là !

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La relève est là !
La relève est là !

Les échéances de l'équipe de France de football féminine sont nombreuses. Face au Pays-Bas vendredi dernier, le sélectionneur des Bleues, Philippe Bergeroo, a lancé dans le grand bain une nouvelle génération qui est amenée à jouer les premiers rôles sous le maillot bleu dans les prochaines années.

En l’absence de joueuses cadres, comme Sarah Bouhaddi, Laure Boulleau, Jessica Houara-d’Hommeaux, Amandine Henry ou encore Elodie Thomis, Philippe Bergeroo a fait appel à de nouvelles têtes pour les deux rendez-vous du mois d’octobre. Afin de préparer au mieux l’avenir de l’équipe de France, et à échéance plus rapprochée, le match qualificatif pour l’Euro 2017 face à l’Ukraine, le sélectionneur a décidé de faire tourner son effectif pour affronter les Pays-Bas en amical vendredi. Si le score est négatif (défaite 2-1), Philippe Bergeroo s’est montré plutôt satisfait de la performance de ses jeunes joueuses. « Cela m'a permis de faire jouer les jeunes. Je prends des risques. Je joue les 12emes mondiales avec des gamines. Mais si je ne le fais pas maintenant, quand ? A un mois des Jeux Olympiques ? Elles sont rentrées, elles ont vu ce que ça donne le haut niveau. C'est un enseignement terrible », a déclaré à la fin du match Bergeroo au micro de la FFF. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’équipe de France féminine a de beaux jours devant elle.

Des équipes jeunes qui gagnent

Sur les 23 joueuses appelées par Philippe Bergeroo pour les deux rencontres d’octobre, quatorze d’entre elles ont 25 ans ou moins, et sept ont moins de 21 ans. Si dans ce groupe, sept joueuses culminent à plus de 70 sélections, dix en ont moins de cinq. Un effectif jeune et donc inexpérimenté. Sauf que ces joueuses ne sortent pas de nulle part. Comme chez les hommes, les équipes de jeunes féminines sont très performantes sur la scène internationale. En témoigne le titre de Champion du monde U17 en 2012, le titre européen U19 en 2013 et les deux troisièmes places en 2014 pour le Mondial U20 et 2015 pour l’Euro U19. Figure de proue de cette jeune génération : Griedge Mbock. La Lyonnaise compte onze sélections avec les A et a été nommé meilleure joueuse de mondial U17 en 2012, alors qu’elle évolue en défense centrale. A ses côtés pendant la compétition, Sandie Toletti et Kadidiatou Diani sont également du voyage en Ukraine avec les A, après une première expérience face au Pays-Bas. « Elles sont très contentes d’être là. Pour elles, c’est une super expérience alors en plus pouvoir jouer face à la 12eme nation mondiale, c’est très enrichissant. Cela leur a apporté une bonne expérience. Et si elles sont amenées à jouer plus tard, elles auront moins de trac parce qu’elles auront déjà vécu une expérience face à une grosse équipe » confie Camille Abily, 154 sélections en Bleue.

La Coupe du Monde 2019 comme fil rouge

Mise à part Claire Lavoguez qui était présente à la dernière Coupe du Monde l’été dernier, les autres joueuses championnes du Monde ou d’Europe chez les jeunes ne se sont pas encore installées dans l’effectif de Philippe Bergeroo. Mais ça ne devrait pas tarder, et Camille Abily se réjouit de l’apport de ces jeunes : « Elles sont pleines de fougue, pleine d’envie. Cela fait souvent du bien dans un groupe et elles ont beaucoup de qualités ». Un groupe qui vit bien et dont certaines jeunes sont amenées à revoir lors des prochaines compétitions. Et il n’est jamais trop tôt pour commencer à les préparer. « Forcément la Coupe du Monde 2019, c’est un repère. C’est l’objectif numéro 1 pour la Fédération au niveau du football féminin. Donc forcément il faut commencer à préparer ces joueuses qui ont un bel avenir devant elles », continue la joueuse de Lyon. Et pour être Champion du Monde, en France en 2019, Camile Abily sait comment faire : « C’est vraiment cette efficacité qui nous manque. Accessoirement peut-être un petit peu le mental aussi. Quand on voit que tactiquement, physiquement, on est bien préparé, on est dans des conditions idéales, on a vraiment tout. C’est ce petit plus devant le but peut-être qui nous ferait du bien. Etre un peu plus tueuses, défensivement, peut-être encore plus s’arracher ». Des belles paroles à transformer en actes maintenant !

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