La réforme territoriale : dessiner, ce n'est pas forcément gagner !

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François Hollande.
François Hollande.

France Inter : Lundi soir, on a découvert que la réforme territoriale était l'urgence n° 1 du pouvoir. Elle était prévue depuis longtemps. Pourquoi un tel sentiment d'improvisation ? Charlotte Chaffanjon : C'est vrai que François Hollande l'avait annoncée il y a plusieurs mois. Manuel Valls a fait des annonces assez précises dès début avril. Et puis le président en a remis une couche en annonçant, le 6 mai, le report des élections régionales. Finalement, lundi soir, après une réunion annoncée à la dernière minute avec le Premier ministre et les ministres concernés, François Hollande diffuse sa version de la carte de France des régions. Jusqu'ici, tout va bien... Sauf que l'Élysée envoie à la presse régionale assez tard dans la soirée une tribune du président dans laquelle le nombre de futures régions est remplacé par trois lettres : "XXX". Un brouillon, donc, qui confirme que rien n'est décidé à ce moment-là. Voilà, ce sentiment d'improvisation, il vient, comme d'habitude, d'une communication calamiteuse... qui a des conséquences politiques. C'est si grave que ça ? En étant de bonne foi, on imagine bien que ce n'est pas simple d'établir une nouvelle carte. Mais c'est quand même un problème que le pouvoir offre une telle arme à l'opposition ! La droite ne cesse de les accuser de tripatouillage. Au lieu de les démentir en présentant les choses sérieusement, ils donnent l'impression d'avoir passé...

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