La réforme du droit d'asile soumise au vote inquiète les associatifs

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La réforme du droit d'asile soumise au vote inquiète les associatifs
La réforme du droit d'asile soumise au vote inquiète les associatifs

Marotte du Premier ministre Manuel Valls, la réforme du droit d'asile est en examen à l'Assemblée nationale à compter de ce mardi. Un projet de loi que les associations travaillant avec les demandeurs d'asile ont accueilli avec beaucoup de réserves, soulignant qu'il ne fallait pas confondre vitesse et précipitation dans le traitement des dossiers.

Le texte soumis mardi aux députés vise justement à accélérer les procédures pour désengorger le système. «Il ne faut pas qu'accélérer rime avec expéditif», a déclaré Geneviève Jacques, la présidente de la Cimade, lors d'une conférence de presse. Elle faisait allusion aux «procédures accélérées» que le gouvernement compte mettre en place pour traiter plus vite les dossiers, que ce soit ceux relevant incontestablement du droit d'asile (Syriens notamment) ou au contraire ceux n'ayant aucune chance d'aboutir. Ainsi, les ressortissants de pays dits «sûrs» passeraient directement en procédure accélérée. «Nous craignons une normalisation de ces procédures au détriment d'un examen des situations complexes, et qui le seront de plus en plus», a ajouté Geneviève Jacques.

L'un des objectifs de la réforme examinée à partir de mardi à l'Assemblée nationale est de ramener à neuf mois la durée de traitement des demandes, contre deux ans actuellement. Cette attente contribue à l'engorgement du système d'asile reconnu par tous. 66.000 personnes ont déposé un dossier l'an dernier.

Les associations craignent «la logique de la carotte et du bâton»

Autre nouveauté, la notion «d'hébergement directif» ne convient pas aux associations, car ce dispositif obligerait le demandeur d'asile à accepter l'hébergement proposé où qu'il soit. Le gouvernement y voit un moyen de mettre fin à la concentration des demandeurs d'asile dans certaines régions (Ile-de-France et Rhône-Alpes notamment).

«Nous ne sommes pas opposés au principe, mais ce sont les conditions de la mise en ...

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