La réforme des rythmes scolaires coûtera cher, dit la Caf

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LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES COÛTERA DES CENTAINES DE MILLIONS D'EUROS, SELON LA CAF
LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES COÛTERA DES CENTAINES DE MILLIONS D'EUROS, SELON LA CAF

PARIS (Reuters) - La réforme contestée des rythmes scolaires, qui prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi, risque de coûter "plusieurs centaines de millions d'euros" aux Caisses d'allocations familiales (Caf), estime leur président.

Avec la réforme contestée des rythmes scolaires, la journée de classe des élèves de primaire va être raccourcie en moyenne de 45 minutes et des activités culturelles ou sportives vont être mises en place par les communes.

Pour le président de la Caisse nationale d'allocations familiales, qui finance une part des activités extrascolaires des élèves, le surcoût, "un peu difficile à chiffrer", s'élèverait à "plusieurs centaines de millions d'euros".

"C'est une décision un peu unilatérale à ce jour du ministère de l'Education nationale qui demande aux collectivités locales, donc aux communes, d'accueillir les enfants", a dit jeudi Jean-Louis Deroussen au micro de Radio Classique.

"Unilatéralement, on pense que les Caf pouvaient, dans la mesure où elles financent les centres aérés du mercredi, intervenir, proposer de l'animation", a-t-il poursuivi. "Si les Caf aujourd'hui interviennent, ce sont sur des projets pédagogiques, pas pour faire de la garderie."

Dans un communiqué publié jeudi, la ministre chargée de la Famille, Dominique Bertinotti, assure que le soutien de la Caf à la réforme ne portera pas préjudice aux autres services proposées aux familles par l'organisme.

"Les conditions seront réunies pour que les Caf puissent accompagner la construction d'une offre de services périscolaires de qualité dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, qui constitue un engagement fort du gouvernement, sans que ce soutien ne porte préjudice au développement des autres services que les Caf contribuent à assurer aux familles", écrit-elle.

Les communes ont jusqu'au 31 mars pour décider d'appliquer cette réforme dès la rentrée 2013 ou de la reporter à 2014 mais le ministre de l'Education Vincent Peillon espère qu'au moins un élève sur deux passera aux quatre jours et demi dès cette année.

Marine Pennetier, édité par Patrick Vignal

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  • M1531771 le jeudi 14 mar 2013 à 18:36

    Oh ben c'est pas grave, ils confisqueront un peu plus...!!! MDR