La réforme de la politique commune de la pêche, une entreprise ardue

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L'interdiction du chalutage dans les eaux territoriales européennes ne fait pas l'unanimité.
L'interdiction du chalutage dans les eaux territoriales européennes ne fait pas l'unanimité.
Tous les pays, dont la France, ne partagent pas les velléités ambitieuses de la Commissaire européenne Maria Damanaki.

Celle-ci souhaite notamment interdire les rejets en mer de poissons morts, instaurer un permis à points pour les bateaux de pêche ? proposition qui a suscité une levée de boucliers et sera sûrement abandonnée ? et même proscrire le chalutage à l'horizon 2014. Tel n'est pas le voeu du ministre de la Pêche Frédéric Cuvilier, qui à l'instar de son prédécesseur semble vouloir défendre les seuls intérêts immédiats des acteurs du secteur, quitte à dégrader encore plus une biodiversité marine qui souffre déjà grandement du réchauffement climatique, de la surpêche et de la pollution.
Les stocks de nombreuses espèces ont déjà fondu comme neige au soleil, en particulier en Méditerranée et dans l'Atlantique Nord, mais M. Cuvilier regarde manifestement ailleurs. Plus exactement, la France, pays le plus concerné par l'interdiction du chalutage (avec l'Espagne), redoute « de très lourdes conséquences socio-économiques et ne serait pas acceptable, au regard des efforts déployés par les pêcheurs pour une gestion durable de ces ressources ». Du Bruno Le Maire dans le texte...

10% des zones de pêche de grands fonds exploités ne comportent pas d'écosystèmes vulnérables
Cité par nos confrères du site Internet Actu-environnement.com, M. Cuvilier s'est montré encore plus incisif avant-hier à l'Assemblée nationale,
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