La réforme de l'école adoptée à l'Assemblée

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PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mercredi par 304 voix contre 203, en seconde lecture, le projet de loi pour la refondation de l'école qui prévoit notamment la création de 60.000 postes d'enseignants sur l'ensemble du quinquennat.

Cette mesure, qui traduit un engagement de François Hollande pris lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012, fait partie du projet de loi présenté par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon.

Les groupes socialiste, radicaux de gauche et écologiste ont voté ce texte, de même que le Front de gauche qui s'était abstenu en première lecture. L'opposition a voté contre.

"Ce projet n'a de refondateur que le nom", a déclaré l'UMP Frédéric Reiss. "Il ignore les défis de l'école du XXIe siècle."

Outre la création de 60.000 postes dans l'Education nationale sur la durée du quinquennat, le texte rétablit la formation initiale des enseignants, qui avait été supprimée en 2010 par la précédente majorité, par la création d'Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE).

Le texte n'aborde pas la très critiquée réforme des rythmes scolaires mais prévoit la création d'un fonds destiné à aider les communes en matière d'activités péri-scolaires.

Le projet remplace "l'éducation civile" par un "enseignement moral et civil" et rend obligatoire l'apprentissage d'une langue étrangère dès le cours préparatoire.

Il propose de développer la scolarisation des enfants de moins de trois ans en maternelle, notamment dans les zones défavorisées, et prévoit la création d'un "service public du numérique éducatif et de l'enseignement à distance".

Enfin, le projet de loi prévoit la création d'un Conseil supérieur des programmes chargé de faire des propositions sur le contenu du socle commun des connaissances et la création d'un Conseil national d'évaluation du système éducatif.

Plusieurs amendements ont été entérinés, comme celui qui dispose que soient apposés sur le fronton des écoles la devise républicaine mais aussi les drapeaux tricolore et européen.

Le Sénat devrait examiner à son tour ce projet de loi durant la session extraordinaire du Parlement en juillet.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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