La reconquête de Mossoul sera longue, dit Le Drian

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LA RECONQUÊTE DE MOSSOUL, UNE AFFAIRE DE LONGUE DURÉE POUR LE DRIAN
LA RECONQUÊTE DE MOSSOUL, UNE AFFAIRE DE LONGUE DURÉE POUR LE DRIAN

LE BOURGET, Seine-Saint-Denis (Reuters) - La reconquête de Mossoul, entamée lundi par les forces irakiennes et kurdes engagées contre l'Etat islamique en Irak, ne sera pas un "Blitzkrieg" (guerre éclair-NDLR) et prendra des semaines, peut-être des mois, a dit mardi Jean-Yves Le Drian.

La France est engagée depuis septembre 2014 en Irak dans le cadre de la coalition emmenée par les Etats-Unis qui apporte son soutien, notamment aérien, aux forces sur le terrain.

Près de 500 soldats français sont actuellement en Irak où ils conseillent les combattants kurdes, les Peshmergas, forment les unités d'élite irakiennes et apportent leur appui en matière d'artillerie.

Préparée depuis des mois et lancée lundi à l'aube, la reconquête de Mossoul "est une bataille qui va être longue, ce n'est pas un Blitzkrieg", a estimé Jean-Yves Le Drian à la presse en marge du salon Euronaval, au Bourget (Seine-Saint-Denis).

"Donc c'est une affaire de longue durée, plusieurs semaines peut-être des mois", a-t-il ajouté.

Cette bataille, qui vise à reprendre le dernier grand fief urbain aux mains de l'EI en Irak, "est essentielle parce que c'est le creuset de Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR)", a poursuivi le ministre de la Défense.

"Mossoul, c'est le creuset de notre ennemi, c'est à partir de Mossoul et de Rakka qu'ont été fomentés les attentats dont nous avons été victimes et que se fomentent d'autres perspectives, donc il faut frapper au cœur".

EFFORT SIGNIFICATIF

Au-delà de son pilier formation, la France apporte son appui aérien aux forces locales sur le terrain via des frappes aériennes depuis ses deux bases de la région, en Jordanie et aux Emirats arabes unis, et son porte-avions Charles-de-Gaulle.

Le week-end dernier, sept Rafale ont mené un raid sur un entrepôt d’engins explosifs de l'EI, près de Mossoul, depuis la Jordanie.

"L'effort français est là et il est significatif", a souligné Jean-Yves Le Drian, écartant une prolongation de la présence du porte-avions, engagé depuis le 30 septembre en Méditerranée orientale.

Lors d'une audition devant l'Assemblée nationale fin juillet, il avait indiqué que le Charles-de-Gaulle serait déployé "de la fin du mois de septembre à la fin du mois d’octobre".

"Il restera le temps que j'ai indiqué", a dit le ministre de la Défense mardi. "Ensuite la France continuera sa présence et son action comme on l'a fait avant même que le porte-avions soit sur zone".

Le porte-avions Charles-de-Gaulle sera en arrêt technique de 18 mois à partir de début 2017.

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • aerosp il y a un mois

    que hollande s'occupe à moderniser le pays au lieu de jeter l'argent dans des guerres qui ne nous concernent pas

  • Berg690 il y a un mois

    Heureusement les obus de nos canons Caesar sont très intelligents. Jamais ils ne touchent les civils!

  • d.e.s.t. il y a un mois

    Quelle lucidité, ce ministre inutile!

  • charleco il y a un mois

    Ils laissent le temps aux terroristes de miner le terrain et de partir en Syrie sous la protection de l'ONU.

  • mlaure13 il y a un mois

    Il y a pourtant deux proverbe célèbre que les « grands » de ce monde semblent ignorer : mieux vaut prévenir que guérir…et, ce n’est pas quand on a ch/ié dans les draps qu’il faut serrer les fesses…c’est AVANT…bandes de nases…/-(((