La recette des vainqueurs

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Marquer en Angleterre - ce que le PSG n'a jamais fait dans son histoire – et pourquoi pas l'emporter à Stamford Bridge, voilà la mission des Parisiens ce soir face à Chelsea. Pour faire une grosse performance à l'extérieur sur la scène européenne, il faut puiser dans l'histoire du club et piocher à droite à gauche quelques petites astuces.

  • Le réalisme de Madrid 1994
    Un an après la claque de Bernabéu en Coupe UEFA (1-3), le PSG retrouve le Real Madrid, toujours en quart de finale, mais de C2 cette fois. Comme la première fois, le match aller a lieu à Bernabéu, mais Artur Jorge a mieux bossé ses fiches et taillé sa moustache des grands soirs. Surtout, son équipe est plus forte. Avec son 4-4-2 classique et un duo Weah-Ginola reformé en attaque, les Parisiens broient les Espagnols à la maison (1-0, Weah 33'). Le match est maîtrisé par les Franciliens qui s'offrent même le plaisir de jouer avec Francis Llacer titulaire. Même si les Espagnols se rebelleront en seconde période, Bernard Lama sera impérial jusqu'au bout, sauvé par son poteau, mais aussi sur sa ligne par un copain, et le Real ne trouvera jamais la cible. La Maison Blanche de Sanchis, Alkorta, Zamorano, et Michel tire la tronche. Paname s'est amusé à Bernabéu en exploitant au maximum ses incursions dans la moitié de terrain adverse. Une belle victoire. En costaud.


  • Le talent de Munich 1994
    Déjà qualifié pour les quarts de finale de C1 après 4 victoires en 4 matchs de poule, le PSG se déplaçait à Munich sans l'obligation de gagner. C'est con, le PSG l'a emporté en Bavière à la suite d'un nouveau but de Weah. Et pas le plus dégueulasse de sa carrière. Le pire, c'est que Luis Fernandez avait drôlement fait tourner au coup d'envoi : Dieng, Séchet, Cobos et Nouma étaient titulaires. Mister George, lui, avait commencé sur le banc. En face, les Papin, Sutter, Scholl, Matthaüs et autre Helmer n'arriveront jamais à faire vaciller ce PSG si sûr de sa force en cet hiver 1994. En fin de match, Fernandez envoie George Weah se dégourdir les guiboles sur le pré. Le match va visiblement se terminer sur un 0-0 et puis le Libérien prend la gonfle, accélère, crochète, crochète encore, se colle sur son pied droit et déglingue la lunette d'Oliver Kahn. Emballez, c'est pesé. Luis Fernandez est un homme heureux.


  • Le self contrôle de Naples...









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