La récession s'atténue en Grèce mais la déflation s'accentue

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LA RÉCESSION S'ATTÉNUE MAIS LA DÉFLATION S'ACCENTUE EN GRÈCE
LA RÉCESSION S'ATTÉNUE MAIS LA DÉFLATION S'ACCENTUE EN GRÈCE

ATHENES (Reuters) - La poursuite de la récession a favorisé la déflation en Grèce en novembre, les prix enregistrant une baisse sans précédent qui complique la reprise en main de la dette publique.

Plombé par un chômage record, les coupes dans les salaires et la persistance d'importantes capacités excédentaires dans l'économie, l'indice des prix à la consommation a reculé de 2,9% en rythme annuel, après -2,0% en octobre, montrent les statistiques publiées lundi par l'institut national Elstat.

La baisse des prix n'est pas forcément mauvaise en soi puisqu'elle permet à la Grèce d'améliorer sa compétitivité à l'export tout en atténuant l'impact de la chute des revenus sur le pouvoir d'achat de ses habitants.

Mais l'OCDE a prévenu le mois dernier qu'un repli trop rapide des prix pourrait freiner le retour à la croissance, augmenter le ratio d'endettement et remettre en question les prévisions économiques sur lesquelles s'appuie le plan d'aide international.

Or, la contraction de 2,9% des prix par rapport à novembre 2012 est nettement plus marquée qu'attendu (les économistes interrogés par Reuters prévoyaient -1,7%).

"C'est sans précédent en Grèce", a déclaré Nikos Magginas, économiste de National Bank of Greece. "Une période prolongée de baisse généralisée des prix détériorerait la dynamique de la dette du pays."

Elstat a parallèlement confirmé que la baisse du produit intérieur brut (PIB) s'était de nouveau atténuée au troisième trimestre, revenant à 3,0% sur un an, un chiffre inchangé par rapport à la première estimation.

LA TROÏKA ACCUSÉE DE CHANTAGE

La Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux prévoient une baisse de 4,0% sur l'ensemble de 2013, la sixième année consécutive d'une récession qui a fait fondre d'un quart le produit intérieur brut (PIB).

Le retour à la croissance reste prévu pour l'an prochain mais les frictions persistantes entre Athènes et la "troïka" (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) alimentent les doutes sur la capacité de la Grèce à tenir ses engagements.

Plusieurs responsables grecs ont exprimé lundi leur mécontentement après les déclarations de représentants de la troïka selon lesquelles les discussions sur le budget 2014, entamées en septembre, se prolongeront probablement jusqu'en janvier.

"C'est du chantage", a dit Yannis Tragakis, vice-président du parlement grec, issu du parti conservateur Nouvelle Démocratie, l'un des membres de la coalition gouvernementale, à la chaîne de télévision Skai TV.

La troïka souhaite obtenir d'Athènes des engagements sur des économies supplémentaires afin d'assurer le respect de l'objectif d'excédent budgétaire primaire fixé pour l'an prochain.

Elle demande aussi la levée du gel temporaire des saisies immobilières et un assouplissement de la réglementation en vigueur en matière de plans sociaux.

Renee Maltezou et Harry Papachristou; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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  • NORDGHAZ le lundi 9 déc 2013 à 15:36

    un titre qui ne veut rien dire puisque la deflation est une consequence de la recession donc si forte recession alors on entrera plus fort en deflation plus de consommation donc plus de croissance à l'inverse de l'allemagne puisque sa croissance est tiree par ses exportations pour l'instant

  • M5062559 le lundi 9 déc 2013 à 14:57

    Encore 3 ans de HOLLANDOUILLE sans changement de cap et on voit avec la Grèce ce qui va nous arriver.

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