La récession dans la zone euro s'est accentuée au 4e trimestre

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LA CROISSANCE DE LA ZONE EURO
LA CROISSANCE DE LA ZONE EURO

par Annika Breidthardt et Vicky Buffery

PARIS/BERLIN (Reuters) - La zone euro s'est enfoncée davantage qu'attendu dans la récession au quatrième trimestre 2012 pénalisée par la contraction marquée de l'activité en France et en Allemagne, ses deux principales économies.

L'aggravation de la récession au sein de la zone euro fin 2012 compromet les espoirs de reprise au début de cette année où les économistes interrogés par Reuters s'attendent à une nouvelle contraction de l'activité.

Le produit intérieur brut des Dix-Sept a diminué de 0,6% par rapport au troisième trimestre selon Eurostat, après une baisse de 0,1% sur juillet-septembre.

Le recul de l'activité, le plus marqué sur un trimestre depuis le début 2009, dépasse les anticipations des 61 économistes interrogés par Reuters qui prévoyaient en moyenne une contraction de 0,4%. Sur l'ensemble de l'année, le PIB de la zone euro a chuté de 0,5%.

Au sein du bloc, seules l'Estonie et la Slovaquie ont enregistré une croissance de l'activité au quatrième trimestre, les données n'étant toutefois pas disponibles pour l'Irlande, le Luxembourg, Malte et la Slovénie.

L'économie allemande s'est contractée de 0,6% au quatrième trimestre selon les données officielles publiées jeudi, enregistrant sa plus mauvaise performance sur un trimestre depuis le point bas de la crise financière en 2009.

Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une contraction de 0,5%.

En France aussi, le recul de 0,3% de l'activité au quatrième trimestre est supérieur aux attentes des économistes qui anticipaient en moyenne une contraction de 0,2%.

"Quand les choses vont bien dans la zone euro, l'Allemagne fait en général mieux que la France. Quand les choses se dégradent dans la zone euro, la France fait mieux que l'Allemagne, l'Allemagne est plus cyclique que la France de ce point de vue", relève Christian Schulz, économiste de la Berenberg Bank.

FRANCE-LES 3% DE DÉFICIT INACCESSIBLES EN 2013

L'économie allemande a été pénalisée par sa contreperformance à l'export, le moteur traditionnel de la croissance outre-Rhin.

"Au cours des trois derniers mois de 2012, les exportations de biens ont diminué significativement plus que les importations", relève l'Office allemand de la statistique.

Pour la France, la révision en baisse à -0,1% de l'évolution de l'activité au premier et au deuxième trimestres 2012 souligne que le pays a tutoyé la récession tout au long de l'année dernière.

Sur l'ensemble de l'année, l'économie française a stagné et 2013 s'annonce difficile.

Si l'engagement de la Banque centrale européenne de faire tout ce qui est en son pouvoir pour préserver l'intégrité de l'euro a dissipé les tensions sur les dettes souveraines au sein du bloc, la faiblesse persistante de l'activité risque de compromettre les efforts d'assainissement budgétaire de certains pays-membres.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a ainsi officiellement admis mercredi que l'objectif d'un déficit public à 3,0% du Produit intérieur brut (PIB) ne serait pas atteint cette année.

Les économistes interrogés par Reuters anticipent une nouvelle contraction de l'activité dans la zone euro sur les trois premiers mois de cette année mais à un rythme moins marqué en raison du redémarrage attendu de l'économie allemande.

L'enquête trimestrielle de la BCE auprès des "prévisionnistes professionnels" publiés jeudi fait état d'une stagnation de l'activité au sein de la zone euro sur l'ensemble de l'année.

"Il y a de très bonnes chances que l'économie (allemande) renoue avec la croissance au début de cette année. Les premiers indicateurs sont tous orientés à la hausse", souligne Andreas Ree, économiste chargé de l'Allemagne chez Unicredit.

"La question est de savoir quelle sera la vigueur (de l'activité) au premier trimestre. Nous attendons +0,3% mais cela pourrait être plus".

Aux Pays-Bas, le PIB s'est contracté de 0,2% au quatrième trimestre, maintenant le pays en récession, tandis que l'activité a reculé dans les même proportions en Autriche.

L'EUROPE DU SUD ENCORE PLUS MOROSE

La situation est plus critique encore dans les pays périphériques d'Europe du Sud qui ont continué de s'enfoncer dans la récession.

En Italie, où les élections législatives des 24 et 25 février constitueront un test pour la politique d'austérité du Président du conseil Mario Monti, la contraction du PIB s'est poursuivie à un rythme important à -0,9% en glissement trimestriel après -0,2% au trimestre précédent, sous l'effet d'une demande intérieure déprimée.

L'activité a chuté de 1,8% d'un trimestre sur l'autre au Portugal et de 6,0% en rythme annuel en Grèce. L'Espagne avait fait état il y a deux semaines d'une chute de 0,7% de son PIB sur la période par rapport au trois mois précédent.

La BCE a dit s'attendre à une reprise graduelle de l'économie de la zone euro dans le courant de l'année 2013 mais l'appréciation de la monnaie unique peut peser sur le rythme de redressement de l'activité.

Les derniers indicateurs disponibles pour le mois de janvier montrent toutefois une amélioration de l'activité en particulier dans les pays les plus solides, Allemagne en tête.

"La crise de la dette souveraine a sensiblement reflué et l'économie mondiale est repartie", souligne Jörg Krämer de la Commerzbank. "En conséquence, tous les indicateurs avancés importants pour l'Allemagne sont orientés à la hausse. J'attends une croissance économique à nouveau visible au premier trimestre", ajoute-t-il.

La contraction de l'activité au quatrième trimestre 2012 n'a pas été confinée à la seule zone euro. L'économie japonaise s'est contractée pour le troisième trimestre consécutif au cours des trois derniers mois de 2012, mais certains signe laissent, là aussi, entrevoir un rebond à la faveur d'une reprise du secteur exportateur.

Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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  • dhote le jeudi 14 fév 2013 à 16:12

    L'incompétence est ce contagieux et congénital?

  • M8951316 le jeudi 14 fév 2013 à 16:00

    faute aux bons à rien qui nou gouverne

  • M8951316 le jeudi 14 fév 2013 à 16:00

    la faute aux 2 bons lamentables à rien qui nous gouverne

  • chatnour le jeudi 14 fév 2013 à 14:27

    Et ce n'est qu'un début mais ce n'est pas encore "assez pire" ! Chez nous, pour le moment on en est à vouloir marier les 200.000 français concernés (dont une bonne partie qui ne demandait probablement rien) et à faire voter les étrangers non-CEE ! Alors, vous pensez bien que la croissance, ils s'en battent les c..lles ! Tous dehors et viiite, il y a grande urgence, la révolution et remise à 0 de tous ces privilèges qui nous ruinent ! c'est maintenant, pas dans 4 ans !

  • jbellet le jeudi 14 fév 2013 à 14:23

    si c'est pas la faute de sarko, c'est celle de l'euro fort ...

  • M2280901 le jeudi 14 fév 2013 à 14:14

    la faute à Sarko ?