La «rancune» des anciens amis de Colonna

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Pierre Alessandri a répété jeudi que l'accusé n'avait pas participé à l'assassinat du préfet.

Pierre Alessandri et Yvan Colonna, à l'évidence, ont été si proches que les deux hommes partagent le même misérable tas de secrets. Témoin au procès du berger, son ancien ami de Cargèse, condamné à la perpétuité en 2003, est le dernier membre du commando qui a assassiné le préfet Érignac à déposer. Il vient à la fois, quel paradoxe! régler des comptes avec le box et remplir une mission: innocenter l'accusé.

Pierre Alessandri est, plus que tout autre, écrasé par le poids du crime auquel il a participé. Massif, prématurément vieilli, il parle d'une voix sépulcrale. Le portrait qu'il dresse d'Yvan Colonna est d'une grande cruauté. À demi-mots, M. Alessandri le dépeint sous les traits d'un dégonflé, d'un militant nationaliste «dur» qui a encouragé ses proches à se lancer dans l'escalade de la terreur, mais qui, affirme-t-il, les a abandonnés au moment crucial. Yvan Colonna serait donc un idéologue courageux, mais un activiste pleutre.

«Il y a eu à

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