La raffinerie de Petit-Couronne mise en liquidation

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LIQUIDATION DE LA RAFFINERIE PETROPLUS DE PETIT-COURONNE
LIQUIDATION DE LA RAFFINERIE PETROPLUS DE PETIT-COURONNE

ROUEN (Reuters) - Le tribunal de commerce de Rouen s'est prononcé mardi pour la liquidation de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), ont annoncé les syndicats du site.

Les juges ont toutefois décidé la poursuite de l'activité avec possibilité de dépôt de nouvelles offres jusqu'au 5 novembre, a déclaré Jean-Marie Valentin, l'avocat de l'intersyndicale de Petit-Couronne.

Le site, qui emploie 476 salariés, avait été placé en redressement judiciaire le 24 janvier dernier.

Le porte-parole de l'intersyndicale, Yvon Scornet, s'est dit "écoeuré".

"Aujourd'hui, c'est 2.000 familles (salariés et entreprises extérieures-NDLR) qui vont perdre leur travail", a-t-il déclaré.

"Ça fait un an qu'on se bat pour un repreneur. Le repreneur, on en avait un. Pourquoi on ne nous a pas laissé tenter notre chance ? Le risque, c'était quoi, qu'on ferme demain ? On ferme aujourd'hui", a-t-il poursuivi.

"Tout ce que j'ai demandé, c'est 'laissez-nous notre chance, évitez ce processus de liquidation'. On va nous tuer", a ajouté Yvon Scornet.

Le tribunal s'était donné le 1er octobre un délai supplémentaire pour étudier les deux offres de reprise du site et de ses 550 employés, déposées par les sociétés Alanfandi Petroleum Group (APG) et Net Oil.

Aucune d'entre elles n'a été retenue.

"A part si quelqu'un arrive avec des centaines de millions sur la table, je vois mal avant le 5 novembre une possibilité", a dit Yvon Scornet.

Il espère une intervention des pouvoirs publics et compte aussi sur l'Union française des industries pétrolières (UFIP), "curieusement absente".

"C'est au gouvernement de reprendre la main", a estimé également Jean-Luc Brouté, secrétaire général CGT de la raffinerie, qui accuse Shell de les avoir "jetés à la rue".

La raffinerie de Petit-Couronne a redémarré sa production à la mi-juin, après la signature d'un contrat temporaire d'une durée maximale de six mois avec le groupe Shell, son ancien propriétaire.

Marc Parrad, édité par Sophie Louet

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  • manx750 le mardi 16 oct 2012 à 16:16

    rappel : Reuters 26/09/2012 : "Le ministre du Redressement productif s'est rendu sur le site de la raffinerie, qui est en redressement judiciaire depuis le 25 janvier, à la suite du dépôt de bilan de sa société-mère Petroplus, basée en Suisse. "Le dossier progresse. Nous avons encore quelques jours pour réussir", a-t-il dit devant une grande partie des 550 salariés..." NO COMMENT !