La question des Roms ouvre une brèche dans la majorité

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LA QUESTION DES ROMS OUVRE UNE BRÈCHE DANS LA MAJORITÉ SE DECHIRE
LA QUESTION DES ROMS OUVRE UNE BRÈCHE DANS LA MAJORITÉ SE DECHIRE

PARIS (Reuters) - La majorité continue de se déchirer sur la question des Roms qui met aux prises le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, dont la politique de fermeté est soutenue par François Hollande, aux écologistes et à l'aile gauche du Parti socialiste.

Depuis que Manuel Valls a estimé mardi que les Roms avaient vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie, leurs pays d'origine, en jugeant leur mode de vie en "confrontation" avec celui des Français, critiques et satisfecit se succèdent à gauche au vif contentement de l'opposition de droite, qui a déjà placé ce problème au coeur de la campagne municipale.

Le ministre de l'Intérieur a répliqué dimanche en dénonçant au sein de son camp des mises en cause "insupportables" qui font, selon lui, le jeu de l'extrême droite.

"On ne peut pas débattre de ces questions-là avec de tels anathèmes", a-t-il commenté sur BFMTV.

"Et puis, a-t-il poursuivi, il faut faire attention, parce qu'à force de vouloir faire l'ange, à force de vouloir faire la démonstration qu'on est proche des valeurs de gauche, tous ceux qui s'expriment ainsi à gauche vont finir par faire le jeu de la bête, en l'occurrence du Front national", a-t-il dit.

Après la ministre écologiste du Logement Cécile Duflot, qui a accusé Manuel Valls d'être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain", son collègue de l'Economie sociale Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du PS, a regretté samedi que "certains s'égarent dans des formes de transgression qui ne me plaisent pas".

"La gauche ne renoncera jamais à l'idée d'intégrer progressivement une population", a-t-il déclaré lors de la réunion du courant du PS "Un monde d'avance" à Vieux-Boucau (Landes). Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a pour sa part mis en garde "Manuel": "Il y a des lignes à ne pas franchir et des barrières à ne pas sauter. Il est facile de surfer sur les opinions majoritaires mais c'est très dangereux".

Le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a jugé pour sa part, dimanche sur France 3, que Manuel Valls était "un problème pour la République" et qu'il disait "la même chose que l'extrême droite".

"UNE FAUSSE POLÉMIQUE"

Selon un sondage BVA pour i>TELE et Le Parisien-Aujourd'hui en France diffusé samedi, 93% des Français considèrent que les Roms s'intègrent mal dans la société française. Ils approuvent à 77% les propos de Manuel Valls.

Dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche, seize élus socialistes tous maires ou premiers adjoints, dont l'ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant et le maire de Lyon Gérard Collomb, saluent l'action de Manuel Valls.

Ils appellent à l'unité de la gauche sur cette question et soulignent vouloir "sortir de l'hypocrisie qui consiste à faire croire que parce qu'elle est humaniste, la gauche devrait laisser faire". Les signataires soulignent que "l'avenir des communautés Roms est principalement dans leur pays d'origine".

Le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux a dénoncé "une fausse polémique".

"Je ne comprends pas le procès que l'on peut faire à Manuel Valls en républicanisme, tout comme je ne comprends pas le procès que l'on peut lui faire en socialisme", a-t-il commenté sur Radio J.

"Il n'y a pas de transgression, il y a une circulaire qui retrace l'action du gouvernement et un ministre de l'Intérieur qui dit toute la difficulté. Personne n'a été sur le terrain dans ceux qui lui répondent? Personne n'a vu ces camps de Roms qui sont dans des situations absolument terribles?", a-t-il lancé.

L'ancien Premier ministre François Fillon a approuvé dimanche, lors d'une réunion publique de l'UMP dans la Loire, les mots de Manuel Valls "qui ne choqueront que ceux qui ne sont pas offusqués de voir une large partie de ces populations et leurs enfants vivre de la mendicité, soumises à des réseaux mafieux, installées dans des campements illégaux".

Le député UMP des Yvelines, Henri Guaino, a estimé sur Canal+ que le règlement du "problème extrêmement compliqué" des Roms était de "la responsabilité de tout le monde" en France.

Il a posé, comme Eric Ciotti ou Valérie Pécresse à l'UMP, la question de l'intégration "dans ces conditions" de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l'espace Schengen.

Sophie Louet

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  • M3830256 le dimanche 29 sept 2013 à 19:59

    ROMS DEHORS !!

  • M1531771 le dimanche 29 sept 2013 à 19:35

    DEHORS !

  • M1531771 le dimanche 29 sept 2013 à 19:35

    Virez les tous ! Y en a marre...!!!! Venez donc à Lyon, regardez les abords de la ville et vous verrez que cela ne peut plus durer...!!! Vous avez un parc, la Feyssine, qui était et je dis bien était un lieu riche de bio-diversité, les prélèvements de bois effectués par les roms pour se chauffer ont tout simplement modifié durablement cet équilibre..et ce n'est qu'une goûte d'eau dans les effets indésirables de cette population !