La question des migrants divise toujours la droite allemande

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    MUNICH, Allemagne, 4 novembre (Reuters) - Le chef de file de 
l'Union chrétienne-sociale (CSU), le pendant bavarois de la CDU 
d'Angela Merkel, a admis vendredi avoir eu tort de critiquer 
publiquement le refus de la chancelière de plafonner le nombre 
de réfugiés admis en Allemagne. 
    Mais Horst Seehofer, ministre-président de la Bavière, a 
indiqué lors du congrès de son parti qu'il réclamait toujours la 
mise en place d'une limite de 200.000 entrées annuelles, tout en 
ne se disant pas certain de parvenir à s'entendre sur ce point 
avec l'Union chrétienne-démocrate (CDU) avant les élections 
législatives de septembre prochain. 
    Le désaccord ouvert entre les deux partis les a fait plonger 
dans les sondages d'opinion et leur a coûté une série de revers 
électoraux. 
    Angela Merkel, qui devrait briguer un quatrième mandat l'an 
prochain, s'est jusqu'à présent montrée inflexible sur la 
question du plafonnement des arrivées de réfugiés mais elle a 
besoin de l'appui de la CSU, qui totalise dans la seule Bavière 
environ un sixième des voix conservatrices. 
    "C'était une erreur politique grossière", a dit Horst 
Seehofer à propos de sa dispute publique avec la chancelière, 
qui a boudé cette année le congrès de la CSU. "J'ai retenu la 
leçon", a-t-il ajouté. 
    Mais signe que la tension n'est pas retombée, le dirigeant 
bavarois n'entend pas non plus assister au congrès de la CDU le 
mois prochain, un boycott mutuel sans précédent dans l'histoire 
des deux partis, qui ont dirigé ensemble le pays pendant 47 des 
66 dernières années. 
    "Je ne vendrai pas l'âme de la CSU sur cette question", a 
insisté Horst Seehofer sous les applaudissements des délégués. 
    Le ministre-président bavarois a estimé que beaucoup 
d'Allemands avaient éprouvé un sentiment de "perte de contrôle" 
face à l'afflux de plus d'un million de réfugiés et migrants 
depuis septembre 2015. 
    "Je n'accepterai pas de compromis bancale", a-t-il insisté. 
"Pour moi, l'essentiel est qu'on ne peut pas accepter plus de 
réfugiés qu'on ne peut en intégrer efficacement. Aucun pays dans 
le monde n'est capable de gérer le nombre de réfugiés que nous 
avons accueillis l'an dernier. Il faut une limite d'environ 
200.000 (par an)." 
     
 
 (Andreas Rinke et Jörn Poltz; Tangi Salaün pour le service 
français) 
 )
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  • mark92 il y a 9 mois

    Le principal: gardez les chez vous