La puissance militaire, gage de paix pour Donald Trump

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    par Steve Holland 
    PHILADELPHIE, 7 septembre (Reuters) - Donald Trump a plaidé 
mercredi pour le renforcement des moyens militaires américains 
qui sont, selon lui, gages de paix, dans un discours de 
politique étrangère centré sur les intérêts nationaux.  
    Le candidat républicain à l'élection présidentielle a 
notamment promis d'accroître les effectifs de l'armée américaine 
et de donner un mois au Pentagone pour lui présenter un plan 
d'éradication de l'Etat islamique s'il est élu le 8 novembre.  
    "Je propose une nouvelle politique étrangère focalisée sur 
les intérêts primordiaux de l'Amérique, la promotion de la 
stabilité régionale et l'apaisement des tensions 
internationales. Cela suppose de repenser les politiques qui ont 
échoué", a-t-il déclaré lors d'un meeting sur invitations à 
l'Union League de Philadelphie.  
    L'homme d'affaires, que le dernier sondage Reuters-Ipsos 
crédite d'un point d'avance sur Hillary Clinton dans les 
intentions de vote (40% contre 39), a fourni davantage de 
détails sur son programme et s'est exprimé plus posément qu'à 
son habitude.  
    Les Etats-Unis n'ont jamais été aussi menacés 
qu'aujourd'hui, a-t-il estimé, évoquant l'extrémisme islamiste, 
la Corée du Nord ou la Chine.  
    L'homme d'affaires a en outre reproché à Barack Obama de 
vouloir ramener les effectifs de l'armée américaine à 450.000 
hommes alors qu'il propose, lui, de les faire passer à 540.000 
et a repris à son compte le "peace through strengh" (la paix par 
la force) de Ronald Reagan.  
    Il aura toutefois fort à faire pour convaincre de ses 
qualités de diplomate et de commandant en chef des armées, dont 
beaucoup doutent, y compris dans les rangs républicains.  
    Un groupe d'anciens combattants et de proches de militaires 
tués au combat lui a reproché mercredi son impulsivité et son 
inexpérience en la matière, lors d'une conférence de presse 
organisée au pied de la Trump Tower, à New York.  
    Pour financer ses dépenses militaires, le magnat de 
l'immobilier propose de relever le plafond du budget de la 
Défense fixé en 2011 par le Congrès dans le cadre du 
"séquestre", une série de mesures destinées entre autres à 
réduire le déficit cumulé du budget fédéral.  
    Il prône en outre une réduction des effectifs de la fonction 
publique, une rationalisation des dépenses et une augmentation 
des recettes fiscales en faisant la chasse à la fraude.  
    Donald Trump doit à nouveau s'exprimer sur le sujet mercredi 
dans le cadre d'un débat baptisé "Commander in chief" sur NBC, 
tout comme Hillary Clinton, qui interviendra avant lui.  
 
 (Avec Amanda Becker et Gina Cherelus, Jean-Philippe Lefief pour 
le service français) 
 
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