La puissance de l'armée russe en Syrie reste intacte - USA

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    WASHINGTON, 16 mars (Reuters) - La capacité de combat de 
l'armée russe en Syrie n'a guère été modifiée pour l'instant par 
le retrait militaire partiel engagé depuis lundi, a estimé 
mercredi un porte-parole de la coalition conduite par les 
Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique en Irak et en 
Syrie. 
    Le colonel américain Steve Warren a déclaré, lors d'un 
briefing vidéo au Pentagone, que la coalition avait observé le 
départ de huit à dix avions russes de Syrie et qu'un certain 
nombre de petites unités terrestres avaient entamé des 
préparatifs pour regagner la Russie.  
    Dans le même temps, les avions russes ont effectué plusieurs 
sorties depuis que Vladimir Poutine a annoncé, lundi soir, sa 
décision d'ordonner le retrait du gros des troupes russes en 
Syrie. Les chasseurs russes n'ont cependant pas mené de frappes. 
    Les unités d'artillerie russes soutenant l'armée syrienne 
dans son offensive contre le groupe Etat islamique près de 
Palmyre sont toujours déployées sur le terrain, a-t-il ajouté.  
    "Il est difficile de connaître les intentions de la Russie", 
a poursuivi l'officier. "Nous ne nous attendions pas à cette 
annonce et maintenant que nous comparons les paroles aux actes, 
nous devons attendre les prochaines étapes." 
    Steve Warren a assuré que la coalition travaillait 
"assidûment" pour jauger les intentions de la Russie et l'impact 
de son retrait partiel annoncé.  
    "C'est difficile à évaluer. Cela fait moins de 48 heures 
pour l'instant", a-t-il dit. "Honnêtement, nous n'avons pas 
observé une réduction significative de leur force de combat." 
    L'officier a en revanche évoqué une "réduction assez 
notable" des combats entre les forces gouvernementales et 
l'opposition "modérée" depuis l'entrée en vigueur de l'accord de 
cessation des hostilités le 27 février dernier. 
    Plusieurs diplomates occidentaux estiment que Moscou, en 
retirant une partie de ses avions et troupes, cherche à faire 
pression sur le président syrien Bachar al Assad pour le 
contraindre à accepter un règlement politique du conflit. 
 
 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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