La publication de photos de Daech par Marine Le Pen dénoncée

le , mis à jour à 17:35
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 (Actualisé avec réaction de Bernard Cazeneuve) 
    PARIS, 16 décembre (Reuters) - Ulcérée par un parallèle fait 
selon elle entre son parti et l'Etat islamique, Marine Le Pen a 
publié mercredi sur son compte Twitter des photos représentant 
des exécutions imputées à l'EI pour illustrer ce que représente 
cette organisation, une initiative dénoncée par le gouvernement. 
    Le spécialiste de l'islam Gilles Kepel a déclaré mercredi 
matin sur BFM TV et RMC que le groupe djihadiste et la formation 
d'extrême droite étaient très différents mais qu'ils puisaient à 
une source commune, le manque de perspectives offertes aux 
jeunes. 
    "Ce n'est bien sûr pas la même chose. Mais ce sont deux 
phénomènes (...) qui se ressemblent, parce que dans les deux 
cas, on est dans une société dans laquelle il y a une inclusion 
qui est de plus en plus faible", a dit l'universitaire. 
    Peu après, est apparu sur le fil Twitter de Marine Le Pen un 
message dénonçant un "dérapage inacceptable" et des "propos 
immondes", suivi de trois photos de mises en scène d'exécution, 
dont l'une par décapitation.  
    Les clichés sont accompagnés du commentaire "Daech, c'est ça 
!". 
    Le Premier ministre Manuel Valls a réagi, également via 
Twitter, en estimant que la publication de ces images 
"monstrueuses" constituait une "une faute politique et morale" 
de la part de Marine Le Pen, qualifiée d'"incendiaire du débat 
public". 
    Lors de la séance des questions au gouvernement à 
l'Assemblée nationale, Bernard Cazeneuve a également condamné la 
publication de ces clichés, qui représentent à ses yeux "une 
abjection, une abomination et une véritable insulte pour toutes 
les victimes du terrorisme, pour toutes celles et tous ceux qui 
sont tombés sous le feu et la barbarie de Daech." 
    Il a précisé avoir demandé à la plate-forme Pharos, qui 
relève de la direction centrale de la police judiciaire et gère 
les signalements de contenus illicites sur internet, de se 
saisir du dossier.  
    "J'ai tout simplement demandé, conformément à ce que sont 
les procédures en vigueur, que la plate-forme Pharos de la 
direction centrale de la police judiciaire puisse ce saisir de 
cette affaire comme elle le fait à chaque fois que ces photos 
sont diffusées de manière à réserver toutes les suites qui 
doivent l'être", a déclaré le ministre de l'Intérieur.  
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • j.neugeb le mercredi 16 déc 2015 à 17:51

    Que DAECH en finisse avec le FN et vice-versa!