La PSG-dépendance du football français

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La PSG-dépendance du football français
La PSG-dépendance du football français

«Le PSG, c'est l'arbre qui cache la forêt, derrière, les clubs font le dos rond». A la lecture du troisième rapport du Baromètre des impacts économiques et sociaux du football professionnel, on est en droit de rejoindre le constat de Philippe Diallo, directeur général de l'Union des clubs professionnels de football (UCPF).

Cette dernière vient de publier cette nouvelle édition qui a pour but de dresser le portrait d'un secteur, le football, qui pèse 6 milliards d'euros soit plus que celui du disque ou du livre et emploie directement et indirectement plus de 26 000 personnes.

Un seul chiffre pour mesurer la hauteur de l'arbre parisien et le désert que masquent ses bons résultats financiers: sur la saison 2012-2013, les 44 clubs pro français (*) ont globalement enregistré une croissance de 20,8% de leur chiffre d'affaires cumulé (1,5 milliard d'euros). Mais si l'on exclut le PSG du calcul, il est en diminution de 3,7% (à 1,1 milliard d'euros), en raison notamment de la baisse de 61 millions des droits télé pour 2012-2016, et de la forte diminution des recettes de sponsoring liée à la crise.

Le club parisien pèse donc de tout son poids sur le football français avec son budget de 400 millions d'euros. Au risque de ne plus évoluer dans le même monde -la même division?- que les autres clubs de l'Hexagone. Car sur la même période 2012-13, le chiffres d'affaires du PSG a cru de 100%. Une classe d'écart qui n'empêche pas pour autant le championnat de France de Ligue 1 d'être un des plus serré d'Europe avec trois clubs en points.

Le fossé se creuse avec d'un côté les clubs français et de l'autre le PSG et les clubs européens

Le fossé se creuse entre le foot français et le club de la capitale mais également avec ses voisins européens. A droits télé comparables (620 ME contre 632 ME en France), la Bundesliga a encore creusé l'écart avec la L1: le différentiel entre leurs revenus a ainsi augmenté de 37% en six ans, ...

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