La propagation d'Ebola ralentit au Liberia, selon l'OMS

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(Actualisé avec détails, citations) par Tom Miles et Stephanie Nebehay GENEVE, 29 octobre (Reuters) - Le rythme de propagation du virus Ebola semble ralentir au Liberia, un des pays les plus touchés par la maladie, mais l'épidémie est encore loin d'être sous contrôle, a déclaré mercredi Bruce Aylward, sous-directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les décès liés à la maladie sont en recul tandis que les cas confirmés stagnent, a-t-il précisé. "Avons-nous le sentiment que la réponse est en train de prendre le dessus sur le virus ? Oui, nous observons un ralentissement du rythme d'apparition de nouveaux cas", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Nous devons toutefois rester prudents. Cela ne va pas s'arrêter d'un seul coup. Nous observons un point d'inversion dans ce rythme de croissance rapide qui semble désormais diminuer", a-t-il ajouté. Au total, l'OMS a recensé 13.703 cas dans huit pays avec un bilan actualisé, attendu dans la journée, qui devrait dépasser les 5.000 morts. Le nombre de cas recensés a augmenté de plus de 3.000 depuis samedi, mais ce pic s'explique en grande partie par une actualisation des données sur des contaminations déjà anciennes. Bruce Aylward met en garde contre la tentation de croire que l'épidémie est désormais sous contrôle, mais si la tendance se confirme, les trois pays les plus touchés, le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone, pourraient être en mesure d'intensifier les mesures de contingentement de la maladie d'ici le 1er décembre. Le Mali est devenu la semaine passée le sixième Etat d'Afrique concerné par l'épidémie avec le décès d'une fillette de deux ans arrivée en bus de Guinée accompagnée par sa grand-mère. Aylward a précisé que les autorités maliennes déployaient des efforts "herculéens" pour retrouver toutes les personnes qui ont été en contact avec la fillette. Des contrôles ont été menés sur 84 personnes jusqu'à présent et aucune contamination n'a été signalée. Le nombre de cas continue, en revanche, de croître en Sierra Leone, deuxième pays le plus touché par l'épidémie de fièvre hémorragique. "La situation reste très chaude dans certaines régions de Sierra Leone", a admis Bruce Aylward. Un groupe de quarante personnalités politiques, diplomatiques et militaires européennes ont appelé mercredi l'Otan à déployer du personnel, des navires et des avions pour aider à la lutte contre Ebola en Afrique de l'Ouest. Dans deux lettres ouvertes, deux anciens secrétaires généraux alliés et trois ex-Premiers ministres estiment que l'OMS et l'Onu devraient solliciter l'assistance de l'Otan dont "les capacités uniques pourraient modifier la situation". Les deux lettres, rédigées par un groupe de réflexion londonien, ont été adressées à Jens Stoltenberg, nouveau dirigeant de l'Alliance, au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, et à la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan. (Tom Miles et Stéphanie Nebehay; Henri-Pierre André et Pierre Sérisier pour le service français)

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