La promesse de Hollande à l'épreuve des écoutes Sarkozy

le
1
Nicolas Sarkozy (de dos) et François Hollande, ici en 2012.
Nicolas Sarkozy (de dos) et François Hollande, ici en 2012.

France Inter : François Hollande est-il réellement en difficulté dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy ?

Charlotte Chaffanjon : D'abord, il est dans une situation qu'il déteste. Lorsqu'il est confronté à la colère d'un groupe soudé, François Hollande ne sait pas comment s'y prendre. On en a eu la preuve avec l'affaire Leonarda et sa réaction improbable face à la fronde des lycéens. Souvenez-vous : "Elle peut rentrer, mais seule." Pareil avec les Bonnets rouges, qui l'ont fait reculer sur l'écotaxe. Cette fois, ce sont les avocats qui ont mis le feu aux poudres. Ils sont vent debout, mais là où l'affaire s'emballe, c'est lorsque l'UMP s'y met. Jean-François Copé parle d'"espionnage politique". Ce que la droite dit, c'est que le président savait, mais surtout qu'il était à la manoeuvre. Hier, Jean-Marc Ayrault a admis que l'exécutif était au courant mais ne connaissait pas le contenu des écoutes de Nicolas Sarkozy. Vous allez voir que les tenants de la théorie du complot vont s'empresser d'alimenter leur moulin avec ces propos du Premier ministre.

Et est-ce que François Hollande doit s'exprimer publiquement ?

Non, pas sur le fond de l'affaire. Je vous cite un député socialiste, avocat pénaliste de formation, Dominique Raimbourg, à qui j'ai posé la question : "Ce serait la négation de la séparation des pouvoirs." Et justement, François Hollande a promis d'en assurer le respect absolu. "Moi, président de la...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 le mercredi 12 mar 2014 à 08:40

    La Stasi est en place, le modèle de l'Allemagne de l'Est est leur objectif.....