La production de l'Opep reflue légèrement-étude Reuters

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    par Alex Lawler 
    LONDRES, 29 février (Reuters) - La production de pétrole de 
l'Opep s'est contractée en février par rapport au mois précédent 
en raison notamment d'une rupture dans les exportations en 
provenance du nord de l'Irak, montrent lundi les résultats d'une 
étude menée par Reuters. 
    La production de l'Arabie saoudite est restée stable alors 
qu'elle a conclu le 16 février un accord avec le Venezuela, le 
Qatar et la Russie, pays non-membre de l'Opep, sur un gel de la 
production aux niveaux de janvier afin de soutenir les cours, 
qui ont touché un creux de 12 ans le mois dernier, passant 
nettement sous les 30 dollars le baril. 
    La production totale de l'Organisation des pays exportateurs 
de pétrole (Opep) a reculé en février à 32,37 millions de barils 
par jour (bpj) après avoir atteint 32,65 millions de bpj en 
janvier, selon cette étude de Reuters basée sur des données du 
transport maritime et des échanges avec des sources dans des 
compagnies pétrolières, au sein de l'Opep et de cabinets de 
consultants. 
    Pour l'essentiel, ce déclin n'est pas le fruit de la volonté 
des pays de l'Opep. 
    Le recul le plus important provient ainsi d'Irak, qui a été 
le principal moteur de la hausse de la production en 2015. 
L'oléoduc transportant le brut produit au Kurdistan est à 
l'arrêt depuis le 17 février et pourrait rester fermé jusque 
mi-mars. Il permettait d'acheminer 600.000 bpj ces derniers 
mois. 
    La production a aussi reculé au Nigeria, où une filiale de 
Royal Dutch Shell  RDSa.L  a suspendu ses livraisons vers un 
terminal d'exportation en raison d'une fuite. 
    Des opérations de maintenance sur des gisements ont aussi 
réduit la production des Emirats arabes unis. 
    L'Arabie saoudite a maintenu sa production à 10,20 millions 
de bpj. Elle avait atteint un niveau record en juin, à 10,56 
millions de bpj. 
    Parmi les pays ayant augmenté leur production, l'Iran 
poursuit ses efforts pour regagner des parts de marché après la 
levée de sanctions internationales en janvier. Téhéran ne se 
juge pas tenu par l'accord à quatre sur un gel de la production 
aux niveaux de janvier. 
    L'Iran a ainsi augmenté sa production de 200.000 bpj depuis 
décembre, selon l'étude Reuters, alors que des responsables 
iraniens évoquent une hausse des exportations de 500.000 bpj. 
    Le baril de Brent de la mer du Nord  LCOc1  était en hausse 
de près de 3% au-dessus de 36 dollars vers 16h40 GMT. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
 

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