La privatisation d'Eni et Enel peut attendre, dit Renzi

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MILAN, 3 septembre (Reuters) - Le gouvernement italien compte mener à bien le programme de privatisations en Italie mais ne considère pas comme prioritaire la vente des parts de l'Etat dans les groupes énergétiques Eni ENI.MI et Enel ENEI.MI , déclare le président du Conseil Matteo Renzi dans une interview publiée mercredi par le quotidien financier Il Sole 24 Ore. Pour réduire la dette du pays, la deuxième plus élevée de la zone euro, le gouvernement précédent dirigé par Enrico Letta avait annoncé l'an dernier un vaste plan de privatisations prévoyant pour quelque 11 milliards d'euros de cessions d'actifs. Mais les conditions de marché incertaines ont retardé certaines de ces opérations, y compris la privatisation partielle de Poste Italiane, la Poste nationale. "Je ne considère pas comme prioritaire de réduire la part de l'Etat dans deux sociétés (Eni et Enel) qui ont un grand potentiel et dont le cours de Bourse pourrait encore s'apprécier", déclare Matteo Renzi cité par Il Sole 24 Ore. Le président du Conseil dit par ailleurs viser un objectif de réduction des dépenses publiques de 20 milliards d'euros l'an prochain. Matteo Renzi ajoute que son gouvernement ne prévoit pas de nouvelles mesures budgétaires pour cette année et n'examine pas de mesures exceptionnelles pour réduire la dette publique, qui s'élève à plus de 2.000 milliards d'euros. L'économie italienne est retombée en récession au deuxième trimestre, ce qui complique les efforts de redressement des comptes publics. (Francesca Landini; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Véronique Tison)


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