La preuve des ravages du DDT sur les oiseaux

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Des chercheurs canadiens ont analysé les déjections de martinets de 1940 à nos jours.

À partir de la fin des années 1960, les insectes ont commencé à disparaître à grande échelle en France et dans les pays occidentaux. Ceux qui ont connu cette période ont tous été frappés par l'ampleur du phénomène. Les hannetons, par exemple, sont devenus très rares en quelques années. Les pare-brise et les phares des voitures ont cessé d'être constellés voire maculés d'insectes et de papillons écrasés, comme cela arrivait si souvent pendant la belle saison. Les causes de cette disparition sont toujours discutées, faute de données historiques fiables.

Une étude canadienne apporte toutefois des données entièrement nouvelles. Elles montrent qu'en Ontario l'utilisation massive du DDT à partir des années 1950-1960 a décimé les coléoptères. Par ricochet, cette éradication a modifié le régime alimentaire du martinet ramoneur, un oiseau insectivore dont les effectifs se sont effondrés dans toute l'Amérique du Nord. L'étude, qui fera date, est publiée dans...

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