La presse espagnole sous le choc

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La presse espagnole sous le choc
La presse espagnole sous le choc

Les mots sont durs, les Unes marquées du sceau de la déception. Vendredi matin, la presse espagnole s'en donne à c?ur meurtri pour relater l'échec de la Roja dans la Coupe du Monde au Brésil. Eliminée dès le premier tour après deux matchs seulement, la sélection de Vicente del Bosque est tombée de son piédestal après huit ans de règne sans partage sur la planète football. Marca, édition papier, a choisi l'anglais pour exprimer sa peine : « The end », titre le journal espagnol. Comme la fin d'un long film qui terminé mal pour la formation de Sergio Ramos. C'est d'ailleurs lui, le défenseur du Real Madrid, que le quotidien ibérique a choisi pour illustrer sa une. Seul au milieu de la pelouse, une main sur la tête, le Madrilène, symbole du fiasco de la Roja, semble perdu dans le vide. Pour le site internet du même journal, c'est un « Estrellados » qui s'affiche en grand et en lettres capitales. Un jeu de mots que l'on pourrait traduire par « Etrillés » ou « Fracassés » et qui vient du mot « Estrella » (étoile). Ceux qui le veulent pourront même y voir un « Adieu les étoiles ! » qui en dit long sur le coup de massue reçu au pays.Certains mots d'éditorialistes sont durs. « Une fin lamentable pour une équipe qui a marqué son temps », s'exclame un journaliste de Marca. D'autres médias, comme AS, n'oublient de saluer cette génération, qui a permis à l'Espagne de briller au firmament pendant tant d'années. « Ne demandez pas pardon, nous vous devons beaucoup », salue l'autre quotidien espagnol. « c'était bien le temps que ça a duré », peut-on encore lire avec une photo de Casillas, capitaine abattu, mais aussi d'Iniesta qui s'essuie le front dans son maillot. L'image est belle et profonde car on ne voit pas le visage du milieu de terrain du Barça qui semble se cacher derrière la honte. C'est pourtant lui qui restera le joueur le plus performant des deux matchs de l'Espagne. Pour Sport, la une est simple et sans fioriture. « Fichado ! » occupe l'espace avec une photo de joie de C.Bravo, le gardien chilien, qui risque de signer au FC Barcelone cet été. « Affaire classée » en somme.Mundo Deportivo a lui choisi de faire dans la parabole royaliste. « Abdican », trône en une, avec une photo des joueurs espagnols tête basse. Car le parallèle a ému toute l'Espagne. Le jour de l'abdication du roi Juan Carlos, l'Espagne a chuté. Certains y voient un simple hasard, d'autres le signe que cette génération devait passer la main. « L'Espagne est restée sans réaction et devient la première équipe éliminée. Vargas et Aranguiz ont marqué de leur signature le drame espagnol. Le débat s'ouvre sur la fin d'un cycle et la succession », a notamment souligén AS. El Pais ira de son petit message historique en comparant l'Espagne au Titanic. « La sélection de Del Bosque a perdu l'occasion qu'elle avait de rester vivante au Mondial, en chutant avec fracas face au Chili, qui s'est montré toujours très supérieur », commentera sobrement le quotidien généraliste. « Echec mondial », titre en grosses lettres le quotidien El Mundo qui relègue même en deuxième position dans son édition en ligne les photos du roi Juan Carlos et de son fils, Felipe VI, lors de la cérémonie d'abdication. Tout un symbole.

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