La présidentielle iranienne sous contrôle

le
0
À Varamine, les réseaux du guide s'activent pour orienter les suffrages d'une population appauvrie.

Assis sur le trottoir, Mortaza attend les clients devant son échoppe de matériels électriques: «Je vais voter Jalili, c'est un révolutionnaire, et c'est le candidat d'Ali Khamenei, notre guide de la République islamique», dit ce quinquagénaire aux cheveux blancs.

À Varamine, ville de 50.000 habitants située à 80 km au sud-est de Téhéran, à la porte du désert, il suffit de regarder les affiches pour s'apercevoir que l'issue du premier tour de la présidentielle ne fait aucun doute. Pas un fanion du candidat réformateur Hassan Rohani. Quelques-uns de Mohammad Ghalibaf, le maire de Téhéran, plutôt modéré. Et une forêt de drapeaux jaunes et de panneaux à la gloire de Saïd Jalili, le négociateur nucléaire, un ancien gardien de la révolution, donné comme favori de ce premier tour.

Ce conservateur bon teint, qui a déclaré lors d'un débat télévisé que la plac...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant