La présidente du Medef Laurence Parisot présente les propositions du patronat, le 14 février 2012 à Paris

AFP Video le 14/02/2012 à 17:22
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La présidente du Medef Laurence Parisot a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l'élection présidentielle, articulées autour d'une vingtaine de points, dont un déficit public nul en 2015, mais avec une priorité: le fédéralisme européen.En amont de l'élection de 2007, le Medef avait présenté un programme de campagne qui était alors baptisé "Besoin d'air", car "les entreprises avaient besoin de respirer", a expliqué Mme Parisot.Mais le programme 2012 a été baptisé "Besoin d'aire" : "les entreprises ont cette fois-ci besoin d'aire, avec un +e+", a expliqué Mme Parisot au cours d'une réunion exceptionnelle de l'assemblée permanente du Medef. "Elles ont besoin de nouveaux horizons, de nouvelles frontières, besoin de conquérir", a-t-elle ajouté.La "top priorité", c'est l'Europe et "il faut oser le fédéralisme", a-t-elle poursuivi. Mais pour cela, plusieurs étapes sont nécessaires, dont la remise en ordre des finances publiques, la création d'un socle social européen commun ou encore l'élection au suffrage universel d'un président de l'Europe.Pour la France, le scénario du Medef table sur un déficit public nul en 2015, et un budget excédentaire dès 2016, en privilégiant une réduction des dépenses respectant le credo "2 pour 1", c'est à dire deux fois plus d'économies sur les dépenses publiques que de hausses des prélèvements fiscaux et sociaux.Cela passe également par une accélération de la règle de non-remplacement des fonctionnaires d'Etat --de 1 sur 2 actuellement à 2 sur trois-- et à l'instauration d'une régle similaire au niveau des collectivités territoriales (1 sur 2 non remplacé).Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, l'organisation souhaite l'élaboration d'un nouveau pacte fiscal et social, appuyé sur une "double hélice" : baisse des cotisations salariés compensée par une hausse de la CSG, et baisse des cotisations employeurs accompagnée d'une hausse de la TVA.Surtout, le Medef estime que dès 2013 "il faudra de nouveau se poser la question de l'âge légal de la retraite", jugeant notamment que la réforme à 62 ans ne sera pas suffisante "pour garantir l'équilibre du régime".Mais la réforme "sans doute la plus importante" à ses yeux est celle de l'assurance maladie, qui est dans un "équilibre périlleux", à cause en particulier de la gouvernance du système qu'il faut revoir, pour remédier "à la situation permanente de conflits d'intérêts" au niveau des pouvoirs publics.Autre fléau: le chômage. Là, le Medef veut mettre "l'employabilité" au coeur du dispositif, en modulant les cotisations des entreprises par rapport à leurs investissements de formation de leurs salariés. Ceci en parallèle des incitations fiscales déjà existantes, a assuré Mme Parisot.A côté de ces grands axes, l'organisation propose la création d'un ministère de la Femme, avec une action transversale pour faire avancer l'égalité hommes-femmes, plaide pour plus de transparence des marchés financiers, défend "l'avantage compétitif" octroyé par l'énergie nucléaire et plaide en faveur d'une "politique volontariste" pour un "accès général au très haut débit".

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