La présidente de Corée du Sud de plus en plus isolée

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 (Actualisé avec détails et contexte) 
    SEOUL, 20 novembre (Reuters) - La présidente sud-coréenne, 
Park Geun-hye, a, selon le parquet, trempé dans une affaire de 
corruption qui secoue le pays et sa capacité à rester en poste 
apparaît de plus en plus compromise. 
    Une amie de la présidente, Choi Soon-sil, et un ancien 
conseiller présidentiel, An Chong-bum, ont été officiellement 
inculpés d'abus de pouvoir, ont annoncé dimanche les services 
judiciaires. 
    On leur reproche d'avoir fait pression sur de grands groupes 
 industriels pour qu'ils contribuent au financement de deux 
fondations. 
    Les enquêteurs estiment que la présidente Park a été 
complice dans cette affaire, mais elle ne peut être inculpée 
compte tenu de l'immunité que lui accorde la Constitution. 
    "Nous continuerons néanmoins à enquêter sur la présidente", 
a déclaré le chef du bureau du procureur du district central de 
Séoul, Lee Young-ryeol. 
    Ces derniers développements judiciaires risquent d'accroître 
la pression sur la présidente pour l'amener à démissionner, 
dit-on dans les milieux politiques. Ou conduire l'opposition à 
engager, comme elle le menace, une procédure d'empêchement. 
    Samedi, plusieurs centaines de milliers de personnes sont 
descendues dans la rue pour le quatrième week-end d'affilée de 
manifestations contre la présidente Park, dont le mandat de cinq 
ans s'achéve normalement en février 2018. 
    Elle a exprimé des excuses publiques à deux reprises à 
propos de ce scandale et proposé de coopérer avec l'opposition à 
la formation d'un nouveau gouvernement et de renoncer à 
certaines prérogatives. Sans parvenir à désamorcer la crise. 
    Sa cote de popularité est tombée à 5%, ce qui est sans 
précédent pour un chef de l'Etat en Corée du Sud depuis 
l'avènement de la démocratie en 1988. 
    Selon le parquet, il est reproché à Choi Soon-sil d'avoir 
travaillé avec An Chong-bum pour faire pression sur des dizaines 
de conglomérats afin de lever 77,4 milliards de wons (60 
millions d'euros) pour le compte de deux fondations à but non 
lucratif. 
    Un troisième ancien conseiller présidentiel, Jeong Ho-seong, 
a été inculpé pour avoir transmis des informations classées 
confidentiel à Choi Son-sil.  
 
 (Ju-min Park, Danielle Rouquié et Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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