La présidente argentine accuse la justice de combat politique

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BUENOS AIRES, 22 février (Reuters) - La présidente argentine a accusé samedi les autorités judiciaires de son pays de lui mener un combat politique. Cristina Fernandez a réagi ainsi pour la première fois à la manifestation de mercredi à Buenos Aires, où des dizaines de milliers d'Argentins ont défilé pour réclamer une justice indépendante, un mois après la mort du procureur Alberto Nisman dans des circonstances mystérieuses alors qu'il enquêtait sur la présidente. ID:nL5N0VT025 "La véritable signification politique et institutionnelle de la manifestation est l'apparence, désormais indéniable, du parti judiciaire", écrit Cristina Fernandez dans un communiqué partagé sur Twitter et Facebook. La manifestation, baptisée 18F, a été l'une des plus imposantes depuis l'arrivée à la tête de l'Etat de Cristina Fernandez il y a sept ans et illustre l'onde de choc provoquée par l'affaire Nisman. Les manifestants ont défilé à l'appel d'un groupe de procureurs souhaitant rendre hommage à leur collègue disparu. Ces procureurs se sont défendus de toute récupération politique, même s'ils se sont déjà plaints de l'intimidation pratiquée par le gouvernement de gauche de Cristina Fernandez et de son interventionnisme dans les affaires judiciaires. "18F était décidément une manifestation politique, à l'appel des procureurs et soutenue par les juges et tout le spectre de l'opposition politique", estime la présidente argentine. Alberto Nisman a été retrouvé mort le 19 janvier dernier alors qu'il s'apprêtait à être entendu par une commission parlementaire et à accuser la présidente d'avoir tenté de couvrir les preuves d'une implication de l'Iran dans l'attentat de 1994 contre un centre communautaire juif de Buenos Aires, le plus meurtrier de l'histoire du pays avec 85 morts. (Jorge Otaola; Patrick Vignal pour le service français)

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