La présidence tournante de l'UE en perte d'influence

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Le Danemark a pris dimanche la tête de l'UE. La domination du couple franco-allemand et le mille-feuille institutionnel en limitent l'action

Poids lourd de la Nouvelle Europe, la Pologne passe ce dimanche le relais au Danemark, qui inaugure un cycle de présidences tournantes assurées jusqu'en décembre 2013 par de «petits pays» de l'Union européenne. Petits en termes de superficie, de population ou de PIB. Au Danemark succéderont en effet Chypre, l'Irlande et la Lituanie. Alors que l'Europe traverse une crise économique dont on voit encore mal l'issue, quel peut être le rôle de ces États dont certains n'appartiennent pas à la zone euro et qui devront de surcroît composer avec une pléthore d'institutions concurrentes?

À de rares exceptions, comme celle de la France en 2008 ou de l'Allemagne en 2007, la présidence tournante n'a jamais été un élément moteur de la politique européenne. Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009, a limité encore ses prérogatives et réduit sa visibilité avec la création d'un président du Conseil européen et d'un Haut Représentant pour les Affaires étra

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