La présidence slovaque de l'UE se veut europhile mais critique

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    STRASBOURG, 6 juillet (Reuters) - Le Premier ministre 
slovaque, Robert Fico, dont le pays assume pour six mois la 
présidence de l'Union européenne, s'est engagé mercredi à 
défendre le projet européen tout en invitant l'UE à remettre les 
citoyens au cœur de ses préoccupations. 
    C'est la condition pour combattre le populisme et 
l'extrémisme, a estimé le social-démocrate, reconduit en mars à 
la tête du gouvernement, qui s'est signalé récemment par son 
opposition à la gestion de la crise migratoire par l'UE. 
    "L'Union européenne est un projet fantastique, unique", 
a-t-il débuté dans un discours à Strasbourg, devant le Parlement 
européen, soulignant que l'UE avait "apporté beaucoup de choses 
positives" à la Slovaquie. 
    Mais, a-t-il ajouté, le résultat du référendum au 
Royaume-Uni de l'Union européenne en faveur d'une sortie "est 
aussi le reflet de l'échec de l'Union européenne à communiquer 
de façon claire sur la valeur ajoutée qu'elle apporte à ses 
concitoyens". 
    "L'UE doit mieux écouter les voix critiques, elle doit 
devenir plus souple, moins bureaucratique et plus attentive aux 
diversités intérieures", a-t-il ajouté. 
    Robert Fico a invité l'Europe à "surmonter ses peurs" face 
aux crises migratoire, identitaire, sécuritaire et à celle du 
chômage, mais aussi la peur "qui se manifeste par le 
développement des extrémismes et des nationalismes". 
    "Aucune des crises actuelles et futures ne trouvera de 
solution nationale () La crise migratoire l'a encore confirmé", 
 a affirmé celui qui a contesté devant la Cour de justice 
européenne le plan de relocalisation des réfugiés défendu par la 
Commission européenne. 
    Cela ne peut pas aller, selon le Premier ministre slovaque, 
sans un devoir de critique vis-à-vis des politiques européennes. 
    Il s'est dit favorable à ce que les conclusions du prochain 
sommet européen qui doit se tenir en septembre dans la capitale 
slovaque, "reprennent les différentes idées des pays sur le 
fonctionnement de l'Union européenne". 
    "Selon certains, une critique trop forte des politiques 
européennes ne ferait que conforter les eurosceptiques mais je 
crois que ce serait contreproductif si, le 16 septembre 2016 à 
Bratislava, on concluait que tout va bien et que les citoyens, 
finalement, ne nous comprennent pas", a ajouté Robert Fico. 
 
 (Gilbert Rerilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7097610 il y a 5 mois

    quelqu'un de bon sens à la tête de l'union fera beaucoup de bien...surtout aux hauts fonctionnaires européens !