La présidence argentine harcèle les compagnies pétrolières

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(Commodesk) Le gouvernement argentin est à court de ressources, et il veut obliger les pétrolières à produire plus localement, pour alléger la facture énergétique de l'Argentine. Comme Repsol n'a pas investi suffisamment dans l'extraction et le raffinage ces dernières années, le déficit pétrolier du pays a explosé de 9 millions de dollars en 2011 (+30%), accuse la présidence. Mais la compagnie refuse de créer un fonds dédié à l'accroissement de la production pétrolière en Argentine.

En représailles, plusieurs gouverneurs de province ont annulé les concessions de Repsol, Petrobras, Argenta Energia et Tecpetrol, leur reprochant leur inaction sur les champs pétrolifères qu'ils étaient autorisés à exploiter. La major espagnole  a perdu successivement dix permis d'exploitation ces dernières semaines, dans les régions de Salta, Mendoza, Santa Cruz, Chubut et Neuquen.

Comme Repsol-YPF domine le raffinage et détient les 1600 stations-services de l'ancien monopole d'Etat des pétroles, Yacimientos Petroliferos Fiscales (parmi 10.000 vendeurs de carburant), les pompes à essence ne sont plus approvisionnées dans certaines régions, comme Mendoza, au centre du pays.

Enjeu de ce bras de fer ? Selon le quotidien conservateur La Nacion, les autorités qui ont conduit la privatisation d'YPF dans les années 1990 voudraient maintenant nationaliser la compagnie.

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