La population des parieurs sportifs rajeunit, selon l'Arjel

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Mikael Damkier/shutterstock.com
Mikael Damkier/shutterstock.com

(AFP) - La population des parieurs sportifs en ligne français rajeunit, un phénomène lié à l'utilisation croissante des mobiles, selon une étude publiée jeudi par l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel).

Dans son analyse qualitative du 4e trimestre 2013, l'Arjel note que le pourcentage des joueurs de 18 à 24 ans passe de 25% à 32% par rapport au 4e trimestre 2012, un rajeunissement qui se fait au détriment des joueurs de 25 à 34 ans (38% à 36%) et de ceux de 35 à 54 ans (31% à 28%).

L'Arjel lie ce rajeunissement à l'augmentation de l'utilisation des terminaux mobiles (téléphone portable, smartphone, tablette) portée par le développement de l'offre des opérateurs. Ainsi 33% des parieurs sportifs ont utilisé un support mobile au 4e trimestre 2013, douze points de plus qu'au 4e trimestre 2012. Pour les turfistes en ligne, le pourcentage passe de 17% à 26% en un an et pour les joueurs de poker, de 27% à 31%.

Entre le 4e trimestre 2012 et le 4e trimestre 2013, les mises sur les paris sportifs ont progressé de 41%, une hausse portée par les mises sur le football (66 % du total des mises) en augmentation de 39 %. Les mises sur les jeux en ligne (paris sportifs et hippiques et poker) en 2013 ont diminué de 10%, la mise moyenne s'élève à 1.670 euros par trimestre.

l'Arjel relève que les "gros joueurs" (ceux qui misent plus de 100.000 euros par trimestre) de poker désertent les sites agréés en France. Le nombre de ces "gros joueurs" est passé pour le cash game (le joueur quitte la table dès qu'il le veut) de 2.139 à 1.807, soit une baisse de 16 %.

Les opérateurs de poker en ligne agréés expliquent que ces "gros joueurs" partent miser sur des sites illégaux où la fiscalité sur les jeux est moins élevée qu'en France. A la différence d'autres pays comme la Grande-Bretagne, la fiscalité française est calculée sur les mises et non sur le produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises des joueurs et leurs gains). Le système français est moins favorable parce qu'il induit un taux de retour aux joueurs (TRJ) moins élevé.

Pour dissuader les joueurs français d'enfreindre la loi - 3.000 sont sous surveillance - l'Arjel a lancé au début du mois une campagne sur le thème "On a tout à perdre" avec les acteurs illégaux.

Le secteur des jeux en ligne compte actuellement 18 opérateurs agréés, qui exploitent 30 agréments (13 pour le poker, 9 pour les paris sportifs et 8 pour les paris hippiques).

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