La Pologne ne sera probablement pas sanctionnée, dit Juncker

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    AMSTERDAM, 7 janvier (Reuters) - La Commission européenne 
discute avec le nouveau gouvernement conservateur polonais de 
deux projets de réforme controversés, mais il est peu probable 
que des sanctions soient prises à l'encontre de Varsovie, a 
déclaré jeudi son président Jean-Claude Juncker. 
    L'UE a demandé des informations sur deux réformes récemment 
adoptées par les conservateurs du parti Droit et Justice (PiS), 
large vainqueur des élections législatives d'octobre. L'une 
porte sur le fonctionnement du Tribunal constitutionnel, l'autre 
sur la nomination des directeurs des médias publics.     
    L'exécutif européen tiendra un "débat politique" sur le 
respect de l'état de droit en Pologne le 13 janvier. 
  
    Le commissaire européen à l'Economie et à la Société 
numériques, Günther Oettinger, souhaite que la Pologne soit 
soumise à une procédure de surveillance qui peut aboutir, en 
théorie, à la suspension des droits de vote d'un pays membre. 
    Mais Jean-Claude Juncker a jugé peu probable que ce 
mécanisme de sanction, prévu par l'article 7 du traité de 
l'Union européenne en cas de "violation grave" des "valeurs 
communes" de l'UE, dont l'état de droit, soit appliqué.  
    "Nous discutons actuellement avec la Pologne et je ne veux 
pas spéculer sur les conséquences, qui pourraient être 
impliquées par l'application de l'article 7. Nous n'en sommes 
pas là, je ne pense pas que nous en arriverons là", a-t-il dit 
lors d'une conférence de presse à Amsterdam. 
    "Ne dramatisons pas excessivement. (...) Nous devons avoir 
des relations bonnes et amicales avec la Pologne afin que notre 
approche soit très constructive. Nous ne sommes pas en train de 
'descendre' la Pologne." 
    Bruxelles a adressé deux lettres à Varsovie pour lui 
demander des éclaircissements sur sa réforme des nominations au 
sein du Tribunal constitutionnel et de la direction des médias 
publics.  
    Selon le premier vice-président de la Commission, Frans 
Timmermans, le gouvernement polonais, qui dément saper les 
fondements démocratiques du pays, n'a toujours pas répondu. 
 
 (Alastair Macdonald; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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  • a.guer il y a 11 mois

    Et heureusement ! Le gouvernement Polonais a très bien fait, dans cette période de guerre de religion, de vouloir " reprendre les choses en main ", s'éloignant du laxisme aux frontières prôné par Bruxelles

  • odnaz il y a 11 mois

    Cette UE est une vraie dictature mise en place par des lobbies internationaux et les américains. Absolument pas démocratique, elle refuse le droit aux peuples à décider d'eux-mêmes. Des sanctions ! on croit rêver. Balayons cette clique totalitaire des Juncker et autres Schulz