La pollution atmosphérique diminue à Paris

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Le système de location de voitures électriques en libre-service Autolib' explique en partie la baisse de la pollution atmosphérique à Paris.
Le système de location de voitures électriques en libre-service Autolib' explique en partie la baisse de la pollution atmosphérique à Paris.

Quoique contestée, la politique initiée par la Mairie en matière de transports a un impact positif sur le plan sanitaire.


La pollution atmosphérique est un redoutable fléau. Responsable d'un million et demi de décès chaque année dans le monde si l'on en croit l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), dont plus de quarante mille dans nos frontières, il persiste voire gagne du terrain sur la majeure partie du territoire national.


Alors que la France est actuellement sous la menace d'une forte amende de Bruxelles, les pouvoirs publics, de l'État aux municipalités, n'ont pourtant pas chômé, cherchant en particulier à réduire les rejets de gaz à effet de serre dus aux transports via, entre autres, des mesures destinées à favoriser l'utilisation des transports en commun et l'installation de systèmes de location de vélos et/ou de voitures électriques en libre-service.


Dans ce domaine, la Mairie de Paris est aux premières loges, menant depuis plusieurs années un verdissement fustigé par de nombreux automobilistes, bien qu'il serve nos intérêts fondamentaux à tous. Déploiement du Vélib', d'Autolib' depuis l'année dernière (NDLR : mille deux cents bornes de recharges électriques seront installées d'ici fin 2013 et, à terme, trois mille Blue Cars de Bolloré sillonneront les routes franciliennes), création d'un tarif unique pour le Pass Navigo : l'équipe municipale a déjà révolutionné ? le mot n'est pas trop fort ? la mobilité dans et autour de la capitale française, mais ne compte pas en rester là.



Des progrès significatifs depuis 2001


Paris s'est en effet portée volontaire pour l'expérimentation des fameuses ZAPA (Zones d'actions prioritaires pour l'air), une disposition lancée par l'ancienne majorité, mais qui est aujourd'hui chahutée, les villes participantes lui reprochant, en ciblant les véhicules les plus polluants, de pénaliser dans le même temps les ménages les moins bien lotis financièrement. Des zones de circulation limitées à 30 km/h « à proximité des établissements recevant du public (en particulier les écoles et les crèches) » sont par ailleurs en cours de développement, rappelle AirParif dans un communiqué de presse publié hier dans le sillage de la présentation des résultats de son étude sur la qualité de l'air à proximité des voies à grande circulation en Île-de-France.


« Cette étude démontre que le niveau de pollution de l'air dépend fortement du degré de proximité par rapport aux voies à grande circulation », résume le réseau de surveillance, qui souligne également que « si une attention particulière doit être portée sur la pollution à proximité des grandes voies de circulation, depuis 2001, la qualité de l'air s'est améliorée sur l'ensemble du territoire parisien ». Ce qui revient à avaliser les actions entreprises par Bertrand Delanoë.


En l'espace de onze ans, les quantités d'oxydes d'azote auraient ainsi baissé de 28% et celles de benzène de 90 %. Quant aux émissions de gaz à effet de serre, AirParif affirme qu'elles ont diminué de 9%. L'objectif défini dans le cadre du Plan Climat étant de les réduire de 25 % à l'horizon 2020, il n'est pas question pour la Mairie de Paris de s'arrêter en si bon chemin.


N'en déplaise aux usagers de la route...


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