La pollution atmosphérique, ce point noir des Jeux Olympiques de Londres

le
0
Les températures annoncées aggraveront le nuage de pollution au-dessus de la capitale britannique
Les températures annoncées aggraveront le nuage de pollution au-dessus de la capitale britannique
Le fameux smog londonien sera bien présent durant la quinzaine britannique.



La municipalité n'est pas restée les bras croisés, prenant toute une série de mesures pour réduire la pollution dans le ciel londonien, certes diversement appréciées. Elle s'en est aussi remise aux conditions météorologiques, espérant que les fortes pluies récentes atténuent cette maudite brume constituée de polluants et de fines particules d'ozone évidemment dangereuses pour la santé humaine.

Las ! Des températures élevées accompagnées de vents d'est très faibles feront persister le phénomène, ce qui pourrait altérer les performances des athlètes, en particulier sur les épreuves d'endurance. Que les fans du ballon rond se rassurent cependant : tous les matchs qui se déroulent en dehors de la ville ne subiront pas le nuage brunâtre.

«Les athlètes sont considérés comme particulièrement vulnérables aux effets de l'ozone troposphérique et d'autres polluants atmosphériques parce qu'ils respirent de l'air dans des volumes très élevés », éclaire Gary Fuller , un expert en qualité de l'air du King College de Londres cité par nos confrères du Guardian. Le ministère de l'Environnement britannique a quant à lui évalué la pollution atmosphérique des prochains jours à 6 sur une échelle de 1 à 10, allant du plus léger au plus lourd.

Un manque dans l'éco-mobilité et l'énergie durable



Le smog devrait « squatter » le ciel de Londres une bonne partie de l'événement et sa présence atteste d'un verdissement in fine insuffisant. Et d'autant plus dérangeant que les organisateurs, par ailleurs très tôt confrontés à une facture beaucoup plus élevée qu'annoncé, avaient dès le départ promis monts et merveilles pour transformer la capitale britannique en ville « verte ». Au total, les dispositions prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, à travers notamment l'éco-conception des bâtiments du complexe olympique, auront été trop « timorées » pour atténuer la pollution atmosphérique durablement et dans des proportions vraiment satisfaisantes.

Le salut pour les athlètes viendra paradoxalement des averses prévues pour ce week-end et de vents d'ouest plus forts qui chasseront un temps le nuage de pollution. La barre était néanmoins sans doute un peu trop haute.
Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant