La politique reprend ses droits au procès Colonna 

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Le gotha nationaliste corse a assisté vendredi aux plaidoiries de Mes Sollacaro et Simeoni, les avocats du berger de Cargèse.

Me Antoine Sollacaro est une sorte de docteur en droit canon, version obus de 75. Lorsqu'il plaide pour Yvan Colonna, l'avocat fait, sans sommation, donner l'artillerie lourde de sa voix puissante et de son argumentaire à fragmentation. «Nous ne sommes pas dans un procès politique» , lance-t-il pour rassurer la cour et amuser les représentants du gotha nationaliste - Jean-Guy Talamoni et Alain Orsoni en tête - qui ont fait exprès le déplacement pour l'entendre.

Tel un guide plein de verve entraînant le touriste ébaubi dans les dédales de la Corse insolite, l'ancien bâtonnier d'Ajaccio engage les débats dans les catacombes, qu'il veut éminemment politiques, de l'affaire Érignac. Il fourre dans le même sac l'ex-patron de la police antiterroriste, Roger Marion - «ce danseur argentin calamistré » -, et les deux principaux membres du commando qui ont dénoncé Yvan Colonna : Alain Ferrandi, «prétentieux, orgueilleux, malhonnête», et Pierre Alessandri, «un lâche e

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