La politique de la BCE nécessaire pour l'économie-Liikanen

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    HELSINKI, 6 octobre (Reuters) - La politique monétaire 
ultra-accommodante de la Banque centrale européenne est 
nécessaire pour soutenir l'activité dans la zone euro, a déclaré 
jeudi Erkki Liikanen, membre du conseil des gouverneurs de la 
BCE. 
    Les inquiétudes selon lesquelles les rachats d'actifs et les 
taux négatifs de la BCE créent des bulles spéculatives et 
fragilisent les banques doivent être dissipées par le biais de 
mesures d'un autre ordre que celui de la politique monétaire, a 
ajouté le gouverneur de la Banque de Finlande. 
    "Afin de soutenir l'économie et de ramener l'inflation vers 
son objectif, la politique monétaire est accommodante", a-t-il 
dit. "C'est le contexte dans lequel le faible niveau actuel des 
taux d'intérêt et le recours à des mesures non conventionnelles 
de politique monétaire sont nécessaires." 
    Le programme de rachats d'actifs de la BCE est censé prendre 
fin en mars prochain et l'institut de Francfort a entamé une 
réflexion sur les différentes modalités qui lui permettraient de 
poursuivre ces achats sans difficultés, face aux craintes de 
raréfaction des titres. 
    Erkki Liikanen a reconnu que cette politique 
d'assouplissement quantitatif (QE), orientée sur le marché 
obligataire, incitait les investisseurs à rechercher des 
rendements sur d'autres classes d'actifs, dont les prix 
pourraient ainsi artificiellement gonfler. Il a cependant jugé 
que tout excès devrait faire l'objet de mesures 
"macroprudentielles" spécifiques. 
    Ce genre de mesures consiste généralement en une limitation 
du crédit immobilier, pour éviter les bulles sur ce marché, et 
une restriction des risques que les institutions financières 
sont autorisées à prendre. 
    "Les instruments macroprudentiels sont en la matière les 
principaux instruments à manier", a dit Erkki Liikanen. 
    Il a relevé que les marges des banques souffraient de la 
politique de taux bas de la BCE mais, à ses yeux, il revient aux 
établissements financiers de s'adapter à ce contexte. 
    "Les taux bas soutiennent l'économie réelle (...) qui 
soutient directement les bénéfices des banques", a-t-il dit. 
"C'est aussi aux banques elles-mêmes d'ajuster leur modèle 
d'entreprise pour maintenir leur rentabilité dans un 
environnement en évolution." 
 
 (Jussi Rosendahl; Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 
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