La politique complexe du riz au Japon

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Commodesk - Les différents types de riz référencés par le ministère de l'Agriculture provoquent des distorsions de marché, estime le quotidien Yomiuri Shimbun.

Alors que le riz produit cette année au Japon excède les besoins (8,2 millions de tonnes produites, pour 8 millions de tonnes consommées), son prix est pourtant en augmentation. Cela tient à la politique des coopératives agricoles (Zen-Noh) qui achètent par avance les récoltes des paysans à un prix supérieur à celui du marché, estime le journal.

Les Japonais préfèrent traditionnellement le riz cultivé au Japon, mais les industriels et les restaurants, qui représentent 30% de la demande, raisonnent plus en termes de prix. Quand le riz importé est de 2 à 4 fois moins cher que celui produit localement, ils n'hésitent pas à le mettre dans les soupes ou les repas tout préparés qu'ils commercialisent. Néanmoins, le riz étranger étant contingenté, les quantités qui entrent au Japon (25.000 tonnes en septembre) ne suffisent pas à répondre à la demande.

La situation se complique avec la distinction entre riz destiné à l'alimentation humaine, au bétail, ou à l'industrie. Le riz servi aux animaux est subventionné à hauteur de 800.000 yens par hectare (7.780 euros), ce qui rend sa culture intéressante pour les producteurs.

La subvention du riz pour l'élevage fait qu'il ne reste pas suffisamment de riz à bas prix disponible pour les transformateurs, les fabricants de biscuits par exemple. Cela a conduit dernièrement le gouvernement à se défaire de 40.000 tonnes de stocks de riz brun (non poli), datant de cinq ans. D'ordinaire, ce riz ne trouve pas preneur, et part à l'étranger au titre de l'aide humanitaire.

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