La police fait échec à une manifestation interdite à Rennes

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AFFRONTEMENTS À RENNES
AFFRONTEMENTS À RENNES

RENNES (Ille-et-Vilaine) (Reuters) - Quelques centaines de personnes, entre 400 et 500 selon les sources, se sont rassemblées samedi après-midi dans le centre de Rennes pour protester contre les "violences policières", bravant l'interdiction de manifester décrétée par les autorités après une nuit de violences dans la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

Réunis sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, elles ont été cernées par de très importantes forces de police et de gendarmerie qui avaient mobilisé des canons à eau et un hélicoptère.

Les manifestants, qui portaient lunettes, foulard et capuche pour se protéger des gaz lacrymogènes, ont brièvement affronté en début d'après-midi les forces de l'ordre qui ont fait usage de grenades lacrymogènes pour les repousser sur l'esplanade.

Ils entendaient dénoncer des blessures infligées par les forces de l'ordre lors des précédents défilés contre la loi Travail et ont justifié les dégradations survenues dans le centre-ville au cours de la nuit de vendredi à samedi.

"Ces violences répondent à la violence de l'Etat, à la précarité, à l'usage de l'article 49.3 pour faire passer la loi Travail, auxquels s'ajoutent les violences policières", a déclaré à Reuters Hugo Poidevin, membre de l'Union des étudiants communistes.

Vendredi soir, plusieurs vitrines d'agences bancaires et de téléphonie mobile, ainsi que celles de deux commerces de vêtements et d'un commissariat ont été détruites à coups de barres de fer par près de 300 activistes lors d'une "action très rapide de guérilla urbaine", a indiqué la préfecture. Cinq personnes ont été interpellées lors des incidents.

Du Nigeria, où il est en visite, le président François Hollande a condamné ces violences.

"S'il est nécessaire d'assurer la protection d'un certain nombre de manifestations et d'assurer cette liberté, aucune violence ne peut être acceptée parce qu'elle atteint les biens des personnes et en plus elle mobilise les forces de sécurité qui aujourd'hui doivent être essentiellement consacrés à la protection de notre territoire et de notre population face à la menace terroriste", a-t-il dit.

(Pierre-Henri Allain, édité par Yann Le Guernigou)

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  • M8252219 le samedi 14 mai 2016 à 17:13

    Que c'est beau la théorie des droits de l'homme (surtout pour les belles âmes de gôche.) seulement ces droits impliquent des devoirs et ceux qui cassent et braillent dans les rues ne savent pas (par absence d'éducation ) qu'ils doivent s'acquitter des devoirs qu'impliquent ces droits. les hommes ne sont pas très loin de l'animal .